Le problème reste le numerus clausus

Le gouvernement de la Communauté française pourra faire ce qu'il veut, il ne trouvera jamais le bon système pour mettre en oeuvre le numerus clausus parce que le problème, c'est ce numerus clausus imposé par le niveau fédéral, a expliqué jeudi la ministre de l'Enseignement supérieur, Marie-Dominique Simonet.
La ministre ne souhaite pas commenter en tant que tel l'arrêt du Conseil d'Etat visant l'Université de Liège et des étudiants qui n'ont pas été admis en deuxième année de médecine alors qu'ils avaient 60% des points. Il s'agit d'une décision de justice dans une affaire où, en plus, la Communauté française n'était pas la cause.
Elle estime toutefois que le problème réside dans le numerus clausus lui-même. "On peut faire ce que l'on veut et on peut remonter aux gouvernements précédents: que ce soit une sélection après un an, trois ans ou sept ans, le vrai problème c'est que l'on empêchera toujours des étudiants motivés et sérieux de faire les études qu'ils ont choisi jusqu'au bout parce qu'il y a ce numerus clausus", a-t-elle souligné.
Elle s'est montré d'autant plus dépitée face à l'imbroglio actuel que des pénuries de médecins commencent à se faire sentir en Belgique. Le 22 juillet, le gouvernement de la Communauté, confronté au problème des étudiants "reçus-collés" (c'est-à-dire des étudiants délibérés comme ayant échoué alors qu'ils ont obtenu la moyenne), a autorisé la délivrance de 100 autorisations de passage en 2e année de médecine supplémentaires mais ce n'est qu'un "sparadrap", regrette la ministre. "Il y aura toujours un 101e", a-t-elle fait remarquer.