C'en est fini des privilèges francophones!

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Par: rédaction
22/08/08 - 07h49

Willy De Waele, le bourgmestre de Lennik qui a retiré le drapeau belge de la maison communale au profit du drapeau flamand, affirme, dans un entretien accordé vendredi au Soir, ne s'être "jamais senti Belge".

"C'est quoi ce sentiment belge? Parlez-moi belge... Où est la langue belge? La langue, par définition trait d'union entre les peuples, il n'y en a pas en Belgique. La Belgique a vécu parce que la francophonie ne veut pas apprendre notre langue et ne veut pas respecter notre langue", explique le bourgmestre.

Willy De Waele explique avoir décroché le drapeau belge de la façade de la maison communale "parce qu'après 50 ans de manipulations constitutionnelles, ce pays est devenu ingouvernable". Il prône le confédéralisme comme solution. Il assure hisser à nouveau le drapeau tricolore "quand le néerlandais et le territoire flamand, avec Hal-Vilvorde scindé de Bruxelles, seront à nouveau respectés en Belgique".

Une circulaire flamande autorise la préséance du drapeau fédéré sur le drapeau fédéral. Il s'agit d'un exemple pratiquement unique au monde, selon Christian Behrendt, professeur de droit constitutionnel comparé à l'Université de Liège, cité par le journal.

Privilèges
Le bourgmestre de Lennik souhaite par ailleurs que cessent les privilèges accordés à la francophonie - "Bruxelles et autour" - en Flandre, en Brabant wallon et dans la périphérie. "Des dizaines de milliers de Flamands ont immigré en Wallonie, sans facilités, ni culturelles, ni économiques; ils se sont adaptés (...). Il ne me viendrait pas à l'idée de demander des facilités en Wallonie. C'est une question de politesse", estime encore le maïeur flamand.

"Cette francophonie-là va faire sauter la Belgique car elle est incapable de se défaire de ses privilèges", ajoute-t-il, réclamant l'abolition des facilités linguistiques.

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