MISE À JOUR
Gilbert Bodart a reconnu sa complicité dans le braquage commis le 17 août au Domaine des Grottes de Han, a indiqué vendredi après-midi, lors d'un point presse, le parquet de Dinant. Il comparaîtra le mardi 26 août, à 9 heures, devant la chambre du conseil de Dinant pour une éventuelle confirmation de son mandat d'arrêt.
Interpellé mercredi soir à son domicile de Flémalle en compagnie de son épouse qui ne sera plus inquiétée par la suite, Gilbert Bodart a été entendu dans la nuit de mercredi à jeudi par les enquêteurs de la police judiciaire fédérale de Dinant. Il a fini par avouer avoir fourni des informations en contrepartie d'une part du butin.
"Il explique qu'il avait la volonté de recommencer une nouvelle vie mais que, acculé de dettes suite à des placements qui ont échoué, il a dû emprunter des fonds à des usuriers", a déclaré le Procureur du Roi, Bernard Appart. Il aurait parlé de ses problèmes dans un café de Liège. Une personne l'aurait alors entendu et lui aurait donné rendez-vous avec un deuxième individu à une terrasse de Han-sur-Lesse pour mettre au point le vol. Gilbert Bodart les aurait informés sur certains détails et aurait également laissé une fenêtre du bâtiment ouverte.
Gilbert Bodart est inculpé d'avoir "comme coauteur, frauduleusement soustrait avec violence ou menace du numéraire au préjudice de la société des Grottes de Han, avec la circonstance que les faits ont été commis par une ou deux personnes et qu'une arme a été montrée". Il est écroué à la prison de Dinant.
Le Parquet a expliqué que cette arrestation survient dans le cadre strict du braquage commis le 17 août, vers 18H00, au domaine des Grottes de Han, où Gilbert Bodart travaillait depuis le 16 juillet au sein de la cellule marketing.
Pour rappel, un individu coiffé d'une perruque et d'une casquette, portant des lunettes, s'était introduit par une fenêtre à l'arrière du bâtiment, alors fermé au public. Muni d'une arme de poing, il avait obligé le directeur du domaine et une employée à lui remettre le contenu de la caisse, une somme "appréciable" selon le Parquet.
Les enquêteurs ont rapidement privilégié la piste d'une complicité interne. "Trois éléments nous ont intrigués: la fenêtre habituellement fermée qui était ouverte, l'auteur savait que le préjudice se trouvait dans des enveloppes et il connaissait le prénom de l'employée présente aux côtés du directeur", a précisé le Procureur du Roi de Dinant, Bernard Appart.
Gilbert Bodart a très vite fait office de suspect principal. L'affaire a été mise à l'instruction lundi après-midi, ce qui a permis de placer sa ligne téléphonique sur écoute. Une conversation codée en langage footballistique a finalement mis la puce à l'oreille des enquêteurs.
Gilbert Bodart a été déféré jeudi devant le juge d'instruction Olivier Bontyes. Il a réitéré ses aveux et a été placé sous mandat d'arrêt avant d'être écroué à la prison de Dinant.
Gilbert Bodart était, semble-t-il, en contact avec deux autres personnes dont il n'a pas révélé le nom. L'enquête a permis d'interpeller vendredi matin un homme, suspecté d'être l'auteur du braquage. Son domicile a été perquisitionné. L'intéressé se trouvait toujours auditionné par la police judiciaire fédérale de Dinant vendredi après-midi.
Le butin, dont le Parquet de Dinant se refuse à communiquer le montant exact, n'a toujours pas été retrouvé. (belga)


