Les grottes de Han étaient sous surveillance
Le site des grottes de Han était sous surveillance policière avant le braquage de dimanche dernier, mais celle-ci n'a pas pu être menée à terme pour des raisons budgétaires, a révélé vendredi soir RTL-TVI dans son journal télévisé, citant une source confidentielle.
Gilbert Bodart, aujourd'hui sous les verrous pour complicité dans ce braquage, aurait déjà été placé sous surveillance, il y a quelque temps, dans un autre dossier. Lors d'une de ces écoutes, les policiers auraient été informés d'un possible vol de la recette du centre de loisirs.
Un peloton d'observation et d'arrestation (POSA) de la police fédérale aurait dès lors été chargé de surveiller le site durant les jours qui ont précédé le braquage. Dimanche dernier, jour des faits, les hommes du POSA auraient levé le camp car ils avaient presté leurs heures, selon la chaîne privée.Par manque de moyens et d'effectifs, les policiers qui surveillaient le site n'auraient pas été remplacés.
D'après Alain Ysebaert, du syndicat libre de la Fonction publique, cette histoire est loin d'être invraisemblable. "Des coupes sombres ont été clairement définies par des instructions et des décisions émanant des autorités", a-t-il expliqué, interrogé par RTL-TVI. Des opérations ont été supprimées dans ce contexte, a-t-il ajouté. Le parquet de Dinant ne confirme pas, mais ne dément pas non plus. (belga/7sur7)