La présidente du sp.a regarde aussi à sa droite
Caroline Gennez.
En pleine crise politique, le sp.a regarde aussi à la droite de son électorat, constate le
Standaard, dans son édition de samedi. Dans une interview, la présidente des socialistes flamands Caroline Gennez estime ainsi qu'aucun thème ne doit être exclu du débat.
"Passer sous silence la sécurité ou la politique d'asile n'a absolument aucun sens", estime-t-elle. "Il n'y a pas de thème de gauche ou de droite, il n'y a que de bonnes ou de mauvaise solutions", indique encore la responsable politique. Le sp.a a entamé une réorganisation interne qui doit dévoiler ses fruits au cours d'un congrès qui aura lieu les 18 et 19 octobre prochains.
Sur la crise actuelle, Caroline Gennez estime que des élections anticipées doivent être organisées si un dialogue entre communautés ne se met pas en place au mois de septembre.
"Au bout de 450 jours, nous n'avons aucune direction et nous n'avons pas de réforme de l'Etat de grande ampleur", explique-t-elle.
"Avant les élections, il y avait encore une possibilité de régionaliser la politique du travail ou de revoir la loi de financement mais avec la 'non-méthode' de Leterme et le dédain qu'affichent la N-VA et les partis wallons les uns par rapport aux autres, il n'y a plus rien à faire", ajoute-t-elle.
Le sp.a n'ira pas au gouvernement, s'il y est invité, indique encore Mme Gennez. "Des socialistes qui gouvernent, doivent pouvoir mettre en oeuvre des réformes profondes. Je ne vois aucun signe de la majorité actuelle que ce soit sa volonté".
"La majorité s'est débrouillée toute seule pour obtenir son brevet d'incompétence, nous n'avons pas de raison de la dépanner", commente encore la socialiste flamande. "Heureusement nous avons encore des administrations qui font plus ou moins leur travail".
Et de conclure, "si au bout de 450 jours de travail, vous n'aviez rien fait, comme les ministres de ce pays, vous vous imaginez partir en vacances en Chine à la fin de l'été, au frais de votre employeur?". (belga/7sur7)