La famille de Chantal Ligot, 43 ans, qui a tué ses deux jeunes enfants dimanche à Kapellen, était suivie depuis le 10 juillet dernier par le service flamand d'aide à la jeunesse qui avait été désigné par le parquet de la jeunesse après une énième intervention de la police pour mettre fin aux disputes de son couple.
Chantal L. et son mari, vus par une consultante du service d'aide à la jeunesse (Comité voor Bijzondere Jeugdzorg), avaient décidé de prévoir une aide à domicile pour elle. Cette aide était effective depuis le mois d'août. Selon l'administrateur général de l'Agentschap Jongerenwelzijn (agence pour le bien-être de la jeunesse), Stefaan Van Mulders, rien n'indiquait que Chantal L. puisse faire du mal à ses enfants.
"Après coup, on peut bien sûr se demander si on aurait pas dû prendre des mesures plus sévères, mais rien ne laissait penser qu'un tel drame pouvait se produire. Les enfants bénéficiaient d'une structure suffisante au sein de leur famille. Des membres de la famille et une baby-sitter s'occupaient d'eux. Il ne nous semblait pas opportun de les placer. Cette mesure n'a pas été jugée nécessaire non plus par la police et le parquet", a déclaré M. Van Mulders.
Chantal L. a étouffé avec un oreiller sa fille de 4 ans et son fils de 2 ans dimanche soir, avant de tenter de se suicider en sautant d'une fenêtre de son habitation. Elle a été placée sous mandat d'arrêt pour double assassinat. Des problèmes relationnels seraient à l'origine du drame. (belga)


