Il faut régler le dossier des sans-papiers avant le 14 octobre

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Par: rédaction
27/08/08 - 09h53

Le dossier de la régularisation des étrangers en situation illégale en Belgique doit être réglé avant le 14 octobre, date de la déclaration de politique générale à la Chambre, demande la vice-première ministre et ministre de l'Emploi, Joëlle Milquet (cdH). Les vacances sont passées, les esprits sont apaisés et, selon elle, il doit être possible de trouver un accord.

Le problème est en souffrance depuis quelques mois et n'a pu être résolu avant les vacances. Régulièrement, en juillet et en août, le sort des sans-papiers a fait régulièrement la une de l'actualité. Aux yeux de Mme Milquet, il est temps maintenant de respecter l'accord de gouvernement qui prévoit qu'une circulaire doit régler la question sur la base de critères clairement exprimés.

Bonne volonté
"Nous avons tout fait pour avoir un accord mais ça n'a pas été possible parce qu'il n'y a pas eu la volonté de conclure chez certains partenaires. Il faut maintenant que l'on boucle ce dossier avant la déclaration gouvernementale du 14 octobre. Il y a un accord à respecter et il y a des urgences humanitaires", a-t-elle souligné interrogée sur Bel-RTL.

Selon elle, un accord est possible. "On n'est pas loin, c'est une question de bonne volonté", a-t-elle ajouté. Quant à la volonté exprimée par la ministre de l'Asile, Annemie Turtelboom (Open Vld), de revoir les accords passés avec les pays du Maghreb sur le regroupement familial, Mme Milquet fait remarquer qu'il n'y a pas une ligne sur ce point dans l'accord de gouvernement. Elle appelle donc à un accord global sur ces questions.

"Tous ces dossiers doivent faire partie d'un accord global. Que l'on soit plus sévère, c'est mis dans l'accord de gouvernement mais venir à chaque fois avec des conditions complémentaires, je ne crois pas que c'est comme ça que l'on améliorera le climat", a-t-elle expliqué.

Economie
La ministre, également présidente du cdH, plaide aussi pour l'élaboration d'un plan ambitieux de développement économique et social, qui veillera à la fois à répondre à la baisse du pouvoir d'achat et à stimuler la compétitivité des entreprises, notamment par le biais d'une diminution des charges sur les bas salaires. Il s'agit là des "vrais problèmes des gens", a-t-elle répété.

Elle ne se montre d'ailleurs guère impressionnée par les orages communautaires annoncés lors des réunions de la N-VA le 21 septembre et du CD&V le 27. "Nous commençons à être habitués dans ce pays à vivre avec des épées de Damoclès. Si on devait à chaque fois être suspendu aux décisions de la N-VA et attendre les bras croisés, ce serait dramatique pour la gestion du pays", a-t-elle fait remarquer.

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