Pour la ministre de l'Emploi, Joëlle Milquet, le plan social sur lequel il faudra s'accorder doit comporter deux volets: l'amélioration du pouvoir d'achat et le soutien à la compétitivité des entreprises. Les deux éléments sont également importants et dans ce cadre, il est essentiel que les partenaires sociaux s'entendent sur un accord interprofessionnel (AIP) "responsable et équilibré".
Invitée vendredi matin de La Première (RTBF), Mme Milquet a rappelé sa volonté de mettre au point un vaste plan de simplification des plans d'embauche qui permettrait de réaffecter de façon de plus efficace 700 millions d'euros. La législation actuelle est totalement illisible. Elle comporte une série impressionnante de plans d'embauche qu'il faudrait réorganiser, ce qui permettrait d'utiliser les moyens prévus en les concentrant sur une ou deux mesures et dont 60 à 70% seraient concentrés sur les bas salaires.
Elle a également rappelé que les partenaires sociaux devront s'accorder pour le 15 septembre sur un plan de liaison au bien-être des allocations sociales (mimima sociaux, pensions,...) étalé sur deux ans et pour lequel elle estime le montant disponible à quelque 375 millions d'euros. Il s'agit en fait de la suite du pacte des générations et de la législation déjà votée antérieurement. Ce montant ne dépend donc pas du budget 2009. Par contre, pour l'accord interprofessionnel, l'enveloppe disponible dépendra de l'élaboration du budget 2009.
Parmi les objectifs mis en avant par la ministre vendredi matin figure notamment une diminution des charges sur les bas salaires pour lesquels la cotisation patronale ne serait plus que de 10%. Pour Joëlle Milquet les différentes négociations (AIP, simplification des plans d'embauche, liaison au bien-être) sont en fait des élements d'une vaste négociation sociale triangulaire (patronat, syndicats et gouvernement) qui va s'engager dès la rentrée et qui commencera sans doute de façon très discrète. (belga)


