"La Belgique vit son dernier round"

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Par: rédaction
3/09/08 - 07h25

Le ministre-président de la Région bruxelloise Charles Picqué (PS) affirme, dans une interview mercredi au quotidien Le Soir, avoir été trop optimiste jusqu'ici en dénonçant "les forces centrifuges" en vigueur en Belgique alors qu'il dit se rendre compte à présent que l'on discute aujourd'hui "la phase ultime de la réforme de l'Etat", à savoir le confédéralisme.

"Cet entêtement à nier l'existence de Bruxelles me fait croire qu'il y a un effet de précipitation et d'accélération dans la stratégie de certains Flamands qui, à travers la disparition de Bruxelles du champ politique, préfigure une structure confédérale à deux", remarque le ministre-président.

Charles Picqué dit confesser une erreur d'appréciation: "je ne pensais pas que nous étions entrés dans le dernier round, l'ultime phase de la réforme de l'Etat (...) qui débouchera, si certaines thèses en Flandre triomphent, vers le confédéralisme". Si c'est le cas, ajoute-t-il, les Flamands doivent en tirer les conséquences. Et de citer trois possibilités: "ou bien les Flamands remettent à plus tard l'ambition d'une phase ultime, ou bien ils acceptent que Bruxelles soit partie prenante de la négociation, ou bien ils renoncent à Bruxelles et partent seuls".

Et dans le cas de la troisième hypothèse, il faudra, pour éviter un scénario de rupture, créer des liens coopératifs forts entre Bruxelles et la Flandre, selon M. Picqué. "Si on démantèle sans penser à la coopération, il y a des risques sécessionnistes et d'indépendance", estime le ministre-président.

Charles Picqué lance par ailleurs un appel à la société civile bruxelloise, "au cas où la déraison l'emporterait chez certains Flamands et qu'ils s'acharneraient à nier l'existence de Bruxelles". "Le débat institutionnel doit sortir de l'enceinte politique, c'est un débat auquel les citoyens doivent s'associer", souligne-t-il. (belga)

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