On dément, au cabinet du vice-premier ministre Didier Reynders, que celui-ci était candidat à un mandat de président de l'Eurogroupe. Le premier ministre luxembourgeois Jean-Claude Juncker a indiqué mercredi dans le quotidien luxembourgeois Luxemburger Wort qu'il était disposé à mener un 3e mandat à la présidence.
Selon l'entourage du vice-premier ministre et ministre des Finances, les bruits circulant sur sa candidature à cette présidence sont nés à l'issue de la dernière réunion européenne ECOFIN.
Plusieurs collègues ministres de M. Reynders avaient émis l'idée que, si le scénario du départ de M. Juncker pour une autre fonction européenne était avéré, le ministre belge, "deuxième en âge" des ministres ECOFIN, conviendrait bien pour assumer la fonction, explique-t-on au cabinet.
Selon celui-ci, M. Reynders aurait alors répondu qu'il n'était pas candidat, ajoutant simplement que "si un consensus se dégage au sein de mes collègues, pourquoi pas? ". De plus, "on ne peut pas être candidat à la présidence de l'Eurogroupe", dit-on au cabinet, signifiant par là que cette fonction ne fait l'objet d'une ouverture de candidatures.
La décision de M. Junckers ne cause donc aucun souci au ministre belge, pour lequel l'élément le plus important pour assurer le bon fonctionnement du groupe, est l'unanimité autour du président, qui accomplit un bon travail, dit-on encore, ajoutant que les travaux d'ECOFIN se déroulent d'ailleurs dans une bonne ambiance. (belga)


