Alors que le risque de voir les sites internet des autorités belges "piratés" est grand, des experts pointent du doigt les lacunes dans la politique de sécurisation numérique. Ils demandent la création d'une cellule centrale chargée de la sécurité des sites, écrivent lundi De Standaard et Het Nieuwsblad.
Les différents problèmes ont été mis en lumière par un groupe d'experts issus des mondes académique et industriel, dont notamment l'université de Louvain, la Solvay Business School et les organisations professionnelles ISSA, ISACA et LSEC.
Le logiciel sur lequel se basent certains ministères et services fédéraux pour créer leurs sites internet, peut être facilement piraté, affirme ainsi LSEC. Avec des conséquences qui peuvent être juste perturbantes - un site recouvert de graffitis - mais aussi dangereuses - la transmission d'informations confidentielles aux pirates informatiques.
Les experts plaident notamment pour la création d'un service central qui rassemblerait et coordonnerait les initiatives en matière de sécurité des sites, et d'une "équipe d'intervention" qui dresserait une carte des menaces et pourrait réagir rapidement.
Du côté de Fedict, le service fédéral public Technologies de l'information et de la communication, on indique travailler à la mise en place d'une politique nationale pour la sécurisation de l'information.


