Les francophones doivent pouvoir décider eux-mêmes de la nature et de la composition de la délégation qui les représentera dans le dialogue institutionnel, a expliqué lundi le président du PS, Elio Di Rupo, à l'issue de la réunion du bureau de son parti.
"Du côté néerlandophone, il y a un positionnement autour de Kris Peeters. C'est de la responsabilité des néerlandophones et s'ils sont de cet avis, nous prenons acte et espérons que Groen! pourra trouver sa place. Au même titre, nous demandons que les francophones puissent décider eux-mêmes le type et la nature de la délégation de leurs négociateurs", a souligné M. Di Rupo, précisant que, selon lui, la Région bruxelloise devait être traitée sur un même pied que les deux autres Régions et que les quatre partis démocratiques francophones devaient être représentés.
Sang-froid
Le PS voit aussi d'un bon oeil que les travaux institutionnels soient séparés de l'activité du gouvernement. De la sorte, le gouvernement fédéral se retrouvera dans la même position que les gouvernements des Communautés et Régions qui, aux yeux du parti, peuvent travailler et prendre des mesures importantes dans l'intérêt des citoyens.
M. Di Rupo a également appelé au sang-froid et à la sérénité dans le débat institutionnel. "Les priorités sont l'économique et le social et, pour qu'ils puissent être traités comme nous le voulons, les discussions institutionnelles doivent pouvoir se dérouler dans un climat rasséréné", a-t-il fait remarquer. Cet appel au sang-froid s'adresse aussi aux partis francophones.
Chiffres
"Nous plaidons pour que les francophones continuent à oeuvrer ensemble et que des difficultés n'apparaissent pas entre eux. Il y aura une campagne électorale et on serait inspiré si elle pouvait être intense dans les deux ou trois derniers mois", a-t-il demandé. M. Di Rupo n'a pas voulu citer explicitement le président du MR, Didier Reynders, et l'entretien au ton virulent qu'a publié ce week-end le quotidien Le Soir.
Il a toutefois tenu à avancer quelques chiffres qui, d'après lui, contredisent les clichés en vogue sur la Wallonie: la diminution de 8% du chômage, la croissance des exportations wallonnes ou le nombre de jours de grèves en Wallonie et en Flandre en 2007 (27.000 contre 70.000).


