Rudy Aernoudt est l'un des seuls hommes politiques flamands à s'opposer ouvertement et fermement à la séparation de la Belgique ou à une régionalisation accrue.
La facture annuelle pour la partition de l'Etat s'élèverait à 7,2 milliards d'euros (-2,3% du PNB). C'est la Wallonie qui, en cas d'autonomie - sans Bruxelles - serait la victime la plus lourde de l'éclatement du pays avec 4,89 milliards d'euros (-6%), écrit mardi Le Soir, citant des calculs de Rudy Aernoudt, ex-secrétaire général de l'administration flamande.
Chaque wallon perdrait 1.200 euros
La Flandre perdrait de son côté 1,25 milliard d'euros par an dans l'aventure contre 1,06 milliard d'euros pour Bruxelles. La baisse pour la Wallonie s'expliquerait surtout par le démantèlement des transferts de la Flandre vers le Sud dans la foulée de la fin du pays. Si l'on calcule en fonction de la population, chaque wallon perdrait 1.200 euros par an contre 200 pour un Flamand. A politique inchangée, le nombre de Wallons passant sous le seuil de pauvreté passerait de 17% à 27%.
Rudy Aernoudt a également établi un second scénario: celui de la reconstitution d'un Etat fédéral performant, mettant en place des collaborations interrégionales efficaces. Dans un tel cas, 100.000 des chômeurs wallons accepteraient d'occuper les 150.000 emplois vacants en Flandre. Dans un tel scénario, des économies de 14 milliards d'euros seraient réalisées, dont la moitié pour la Flandre, 4 milliards pour la Wallonie et 3 milliards pur Bruxelles. (belga)


