Les quatre présidents de partis ont insisté sur l'esprit d'ouverture des francophones dans le débat institutionnel. "Nous avons essayé de donner toutes les chances à ce dialogue", a fait remarquer Didier Reynders.
Cette ouverture ne signifie toutefois pas que les partis francophones renoncent aux positions qu'ils ont défendues jusqu'à présent. "Nous n'abandonnons ni nos principes, ni nos demandes, ni nos exigences", a averti Joëlle Milquet.
"Nous avons pensé que le mieux serait un nombre limité de personnes autour de la table: une structure réduite a plus de chances d'arriver à un résultat", a souligné Elio Di Rupo.
Les partis francophones ont regretté l'absence de Groen! du côté flamand, en rappelant que les écologistes avaient participé loyalement aux étapes précédentes des négociations institutionnelles. "Depuis un an, de l'opposition, les Verts tant du nord que du sud ont été constructifs. La moindre des choses serait de le respecter", a insisté Jean-Michel Javaux.
Les francophones participeront au dialogue interinstitutionnel sur la base des quatre partis démocratiques. Chacun d'entre eux y enverra un représentant, ont convenu mardi les présidents du MR, du PS, du cdH et d'Ecolo au terme d'une réunion commune. Ces négociations commenceront sur une "page blanche", un agenda ouvert.
"Nous sommes disponibles pour un dialogue communautaire afin de tenter de réformer l'Etat et nous sommes d'accord de le faire au départ d'une page blanche", a expliqué le président du MR, Didier Reynders.
En n'envoyant qu'un seul représentant par formation politique, les francophones privilégient une structure de dialogue réduite. A leurs yeux, cela répond mieux aux exigences de sérieux et de crédibilité nécessaires pour mener à bien le débat.
"Nous avons pensé que le mieux serait un nombre limité de personnes autour de la table: une structure réduite a plus de chances d'arriver à un résultat. Du côté néerlandophone, nous attendons donc aussi quatre personnes", a souligné le président du PS, Elio Di Rupo.
Si chacun des négociateurs représentera son parti, il importe aussi que tous les niveaux de pouvoir soient représentés, a précisé la présidente du cdH, Joëlle Milquet, sans indiquer la façon dont cette condition sera remplie.
Les quatre présidents ont insisté sur l'esprit d'ouverture des francophones dans le débat institutionnel. "Plus ouvert, c'est très difficile. Nous avons essayé de donner toutes les chances à ce dialogue", a fait remarquer M. Reynders.
Cette ouverture et cette "page blanche" ne signifient toutefois pas que les partis francophones renoncent aux positions qu'ils ont défendues jusqu'à présent dans les discussions communautaires. "Nous n'abandonnons ni nos principes, ni nos demandes, ni nos exigences", a averti Mme Milquet.
Du côté flamand, la voie retenue est celle d'une délégation composée à partir du gouvernement flamand, où Groen! n'est pas représenté. Les partis francophones ont regretté cette absence, en rappelant que les écologistes avaient participé loyalement aux étapes précédentes des négociations institutionnelles. "Depuis un an, de l'opposition, les Verts tant du nord que du sud ont été constructifs. La moindre des choses serait de le respecter", a dit le co-président d'Ecolo, Jean-Michel Javaux.
La réunion des quatre présidents, suivie d'une rencontre avec les médiateurs, s'est passée dans une bonne ambiance, ont assuré les quatre protagonistes. Elle a eu lieu autour d'un repas au Sénat, où ils ont pu retrouver ou découvrir le talent de l'ancienne cuisinière de Guy Verhofstadt. "Quand vous êtes à une table comme celle-là, l'harmonie vient naturellement", a commenté M. Reynders.
S'ils ont convenu de la façon dont ils aborderont les négociations, les partis francophones n'ont pas encore désigné leurs représentants. Ils attendent pour ce faire la fin des travaux des trois médiateurs et un accord sur la structure de dialogue qu'ils proposeront. (belga)
- Groen! "étonné" de n'être pas invité au dialogue
- La N-VA ne voit pas de réponse claire chez les francophones
- La position francophone bien accueillie côté flamand
- Les présidents des partis francophones se concertent
- "Pas d'accord sur BHV avant les élections régionales"
- Reynders réunit les francophones et part en campagne
- Di Rupo appelle au sang-froid et à la sérénité


