Dirk Van Mechelen (photo) et Frank Vandenbroucke ont réclamé une réunion urgente afin de procéder à une mise au point après les déclarations de Kris Peeters.
Le gouvernement flamand a confirmé jeudi, peu avant 1h, après une réunion extraordinaire, l'accord qu'il a conclu vendredi passé à propos du dialogue interinstitutionnel. Cet accord implique qu'il appartient à chaque communauté de former une délégation "crédible" qui participera à ce dialogue, indique un communiqué distribué à l'issue de la réunion.
Le gouvernement flamand attend maintenant les propositions des médiateurs royaux relatives à ce dialogue. Il les examinera en son sein, à l'aune de cet accord. En attendant, les ministres flamands ont convenu de s'abstenir de tout commentaire tant que leur exécutif ne se sera pas prononcé.
Réunion en urgence
Le gouvernement flamand s'est offert une mini-crise mercredi. En début de soirée, les vice-ministres-présidents Dirk Van Mechelen (Open Vld) et Frank Vandenbroucke (sp.a) ont annoncé qu'ils réclamaient une réunion urgente de l'exécutif. Ils entendaient mettre les choses au point après les déclarations de la N-VA et du ministre-président Kris Peeters (CD&V). Mardi, commentant la position des présidents des partis francophones, les nationalistes flamands ont affiché leur insatisfaction.
Crédibilité
Selon eux, les francophones ne répondent toujours pas aux "conditions" fixées par le gouvernement flamand, notamment la poursuite du processus parlementaire de la proposition scindant l'arrondissement de Bruxelles-Hal-Vilvorde. Mercredi, avant et après son entretien avec les médiateurs royaux, M. Peeters a laissé entendre qu'il avait des doutes sur la "crédibilité" de la délégation qu'enverraient les partis francophones à la table du dialogue interinstitutionnel et qu'il n'entendait pas participer à "une conversation de comptoir".
Auprès des autres partenaires de la majorité flamande, ces déclarations sont apparues comme des conditions supplémentaires que fixait, seul et sans concertation, le cartel CD&V/N-VA au dialogue interinstitutionnel.
"Pas sérieux"
A son arrivée, vers 22h, au siège du gouvernement flamand, M. Van Mechelen n'a pas caché son irritation. "Vendredi, nous avons pris une position claire à propos du dialogue communautaire et je ne suis pas quelqu'un qui change d'avis tous les jours. Or, aujourd'hui, j'entends toutes sortes de déclarations. Vendredi, nous avions pourtant convenu que nous entamions ce dialogue sur une page blanche, avec un agenda ouvert, et, aujourd'hui, je lis et j'entends des choses sur des garanties qui ne figurent pas dans notre déclaration. Ce n'est pas sérieux", a-t-il expliqué.
A l'issue de la réunion, seul M. Peeters s'est présenté devant la presse et s'est contenté de répéter ce qui se trouvait dans le communiqué. Il n'a guère fait de commentaire, sinon qu'il ne s'estimait pas rappelé à l'ordre. "Il fallait éclaircir un certain nombre de choses et c'est ce qui s'est passé", a-t-il dit. (belga)


