La restructuration annoncée lundi par le groupe informatique américain Hewlett-Packard - qui s'accompagnera de la suppression de plus de 24.000 emplois à travers le monde - n'a pas surpris les syndicats belges. "C'était dans l'air, surtout après la reprise d'EDS qui semble connaître davantage de difficultés. Selon la direction, la société est confrontée à des pertes structurelles", a expliqué Didier Lebbe (CNE).
Pour rappel, le sort réservé aux sites belges du groupe à Diegem et à Malines ne sera connu que le 25 septembre, à l'issue d'un conseil d'entreprise européen organisé à Londres. D'ici là, rien ne devrait filtrer.
"Nous n'avons pas encore de nouvelles pour la Belgique", a déclaré plus tôt dans la journée Anneleen Holleweg, la porte-parole d'HP Belgique.
"Mardi matin, le personnel a reçu un mail de la direction confirmant la restructuration. Mais nous ne parvenons pas à obtenir davantage de détails", a indiqué Didier Lebbe en pointant du doigt la structure "particulière" de HP en Europe, "où il n'y a pas réellement de centre de décision pour le continent".
"Désormais, tout va dépendre de la stratégie mise en place par le groupe au niveau européen. Je crains que la Belgique ne soit touchée par la restructuration mais il est impossible d'en prédire l'ampleur", a ajouté le représentant du syndicat chrétien.
Hewlett-Packard a annoncé lundi qu'il entendait supprimer quelque 24.600 emplois dans le monde au cours des trois ans à venir à la suite de son rachat en août de la société de services informatiques Electronic Data System (EDS).
Environ la moitié de ces suppressions d'emploi, qui représentent quelque 7,5% des effectifs totaux des sociétés fusionnées, devraient intervenir aux Etats-Unis. En Belgique, HP et EDS emploient 3.100 personnes, dont 1.300 environ chez EDS à Malines. (belga)
Connectez-vous ou enregistrez-vous pour réagir!


