Une trentaine d'entreprises du secteur laitier devraient demander jeudi devant la cour d'appel de Bruxelles des dommages de 70 millions d'euros (augmentés de 7% d'intérêts sur dix ans) à l'Etat belge pour avoir commis des erreurs lors de la crise de la dioxine.
Incompétence chronique
Selon les plaignantes, l'Etat belge avait été informé, dès mars 1999, de l'existence d'une contamination alimentaire par l'entreprise De Brabander. Mais, manquant au principe de précaution, il a attendu le 28 avril 1999 pour prendre les premières mesures.
Toujours selon les plaignantes, l'Etat aurait mal évalué les risques, d'où des mesures prises sans aucun discernement frappant tant le secteur contaminé (éleveurs) que celui qui n'était pas touché par la contamination (notamment le secteur laitier).
Mesures irréfléchies
Le secteur laitier se demande aussi comment les autorités belges ont pu ignorer qu'en ordonnant le retrait immédiat de tous les produits aviaires et ovoproduits du marché belge, elles provoqueraient un vent de panique dans la population.
Le dommage réclamé aujourd'hui par les industries laitières a trait notamment au manque à gagner, à la perte de marchés à l'exportation et aux frais de destruction de produits. Il résulte du retrait subit de tous les produits laitiers d'origine belge. (belga)


