Le premier ministre Yves Leterme est particulièrement exposé.
La balle se trouve maintenant dans le camp du CD&V, commentait-on dimanche de part et d'autre après le congrès de la N-VA. Tous les partenaires de la majorité fédérale et flamande se sont exprimés, à l'exception des chrétiens démocrates flamands. Le premier ministre Yves Leterme est particulièrement exposé.
Le cartel à l'agonie
La N-VA s'étant retirée de la majorité fédérale, il ne dispose plus de majorité à la Chambre sur les bancs flamands. Le cartel, qu'il a porté sur les fonts baptismaux en 2004, est à l'agonie et les partenaires de la majorité flamande -Open Vld et sp.a/Vl.Pro- ne se sont d'ailleurs pas privés de réclamer le départ de la N-VA du gouvernement flamand.
Après de nombreux contacts informels samedi et dimanche matin, il lui revient d'essayer de sortir de la crise et de se livrer à un nouvel exercice sémantique pour éclaircir, tant que faire se peut, le passage du rapport des médiateurs relatif à Bruxelles-Hal-Vilvorde.
Le premier ministre doit non seulement faire la synthèse entre les positions des diverses composantes de sa majorité mais aussi au sein de son propre parti qui, samedi soir, s'est encore radicalisé.
BHV
Dans un communiqué, la présidente du CD&V, Marianne Thyssen, a mis trois conditions au dialogue institutionnel dont l'une visait le dossier BHV. Il doit être sorti du dialogue, les francophones doivent s'engager à respecter la procédure parlementaire en cours -pour le moment la proposition de loi flamande scindant BHV est gelée par un conflit d'intérêts- et ne pas en faire un motif de crise qui mettrait en jeu la survie du gouvernement.
Une réunion du CD&V est prévue dans l'avant soirée. Le temps presse pour le parti chrétien démocrate. Lundi midi, le ministre-président flamand, Kris Peeters, doit prononcer sa déclaration de rentrée devant le parlement flamand.
Du côté francophone, tous les partis ont appelé à commencer le dialogue institutionnel. Le président du PS, Elio Di Rupo, a exhorté les uns et les autres à garder leur sang-froid et à éviter une nouvelle crise qui paralyserait le gouvernement fédéral. (belga)


