La Belgique "plaide pour le renouvellement de la MONUC avec un mandat renforcé, facteur clé pour maintenir à l'est du Congo la perspective d'un règlement du conflit et d'éviter un scénario somalien", a affirmé le ministre belge des Affaires étrangères, Karel De Gucht.
La Belgique a préconisé samedi la prolongation du mandat de la Mission des Nations Unies en République démocratique du Congo (MONUC) et son renforcement, alors que l'est du pays est toujours le théâtre d'affrontements armés.
La Belgique "plaide pour le renouvellement de la MONUC avec un mandat renforcé, facteur clé pour maintenir à l'est du Congo la perspective d'un règlement du conflit et d'éviter un scénario somalien", a affirmé le ministre belge des Affaires étrangères, Karel De Gucht devant la 63e Assemblée générale des Nations Unies.
L'actuel mandat de la MONUC -créée le 30 novembre 1999 et qui est devenue la plus importante force onusienne de maintien de la paix, avec quelque 17.600 Casques bleus et 600 policiers ainsi que du personnel civil- expire le 31 décembre prochain. Elle est également la plus coûteuse, avec un budget annuel d'environ un milliard de dollars.
La plupart de ses troupes sont déployés dans l'est de la RDC, et en particulier dans les deux provinces du Nord et du Sud-Kivu, qui abritent encore de nombreux groupes armés. Malgré les accords de paix signés le 23 janvier dernier à Goma, des combats ont repris le 28 août au Nord-Kivu, jetant à nouveau sur les routes des dizaines de milliers de personnes.
Selon des sources diplomatiques, la Belgique souhaite à la fois un maintien des effectifs de la MONUC, mais aussi un renforcement "qualitatif" de son mandat dans certains domaines, comme le respect des droits de l'Homme. La mission de l'ONU devra aussi apporter son soutien aux élections locales, municipales et urbaines prévues en principe en juin prochain.
De mêmes sources, on concède toutefois que cet objectif sera "très difficile" à atteindre, en raison de la lassitude croissante de certains grands pays face au manque de progrès dans la situation sécuritaire dans l'est du Congo, cinq ans après la fin officielle de la dernière guerre en RDC (1998-2003). (belga)


