Un plan d'action pour moderniser la Fonction publique

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Par: rédaction
1/10/08 - 16h50
La ministre avertit que le raisonnement selon lequel la réduction du nombre de fonctionnaires doit déboucher sur une réduction proportionnelle des coûts est par trop simpliste et ne peut mener qu'à un faux débat.

La ministre de la Fonction publique, Inge Vervotte, a préparé un plan destiné à moderniser les services publics dont elle veut améliorer la qualité et surtout l'efficacité par rapport à leur coût. Ce projet, qu'elle dévoile dans l'hebdomadaire flamand Knack, sera déposé sur la table du gouvernement dans le cadre des négociations budgétaires.

Evoquant les messages lancées depuis un certain temps dans les milieux libéraux, en faveur d'un dégraissage du corps des fonctionnaires, la ministre CD&V avertit que le raisonnement selon lequel la réduction du nombre de fonctionnaires doit déboucher sur une réduction proportionnelle des coûts est par trop simpliste et ne peut mener qu'à un faux débat.

Les fonctionnaires les plus âgés d'Europe
Les chiffres cités à ce sujet proviennent de diverses sources peu comparables et ne concernent que des "macro-niveaux". Ils ne disent en outre rien sur la qualité et l'efficacité des services prestés, dit-elle.
Le plan Vervotte concerne les 83.871 fonctionnaires fédéraux, dont la plus grande partie occupe des fonctions aux niveaux les moins élevés (25.577 en niveau D et 25.017 en niveau C). Les niveaux B et A occupent respectivement 15.341 et 17.936 personnes.

Selon la ministre, la Belgique compte le corps de fonctionnaires le plus âgé d'Europe et 40% de fonctionnaires prendront leur pension dans les 10 prochaines années. Le mouvement prendra toute son ampleur à partir des années 2012-2013 et d'ici là, 9.462 personnes auront pris leur retraite, soit 11% de l'ensemble des fonctionnaires; 60% d'entre eux travaillent au niveau D ou C.

2012-2013: années charnières
Pour mettre en place son plan, Mme Vervotte s'appuie notamment sur les départs à la pension, qui doivent aboutir à une fonction publique comptant moins de personnes mais davantage qualifiées. Une opération qui doit toutefois être limitée dans le temps, afin de ne pas avoir affaire à un déficit de personnel après les années charnière 2012-2013. Elle veut aussi renforcer l'efficacité des prestations administratives, relativement à leur coût.

Quant aux économies sur la masse salariale engendrées par les départs massifs, elles doivent pouvoir être réinvesties au profit d'une informatisation croissante du "e-government". (belga)

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