Un conseiller du CPAS de Braine "rappelé à l'ordre" par le ministre
Sur proposition du ministre wallon des Affaires intérieures et de la Fonction publique, Philippe Courard, le gouvernement wallon a décidé jeudi d'adresser un rappel à l'ordre à un conseiller de l'action sociale de Braine-l'Alleud (Brabant wallon).
Ce conseiller cdH avait fait l'objet d'une demande de destitution, adressée à la Région par le conseil de l'action sociale et relayé par le conseil communal. La section locale du cdH estime que ce simple rappel à l'ordre prouve que la faute reprochée à son conseiller n'était pas si importante que la majorité voulait le faire croire en demandant sa destitution.
Les faits en cause concernent la violation du huis-clos de plusieurs séances du conseil de l'action sociale. Considérant qu'il s'agissait de faits graves, la majorité avait demandé à la Région wallonne d'instruire une procédure disciplinaire menant à la destitution du conseiller de la minorité. Des éléments de discussions couverts par le huis-clos avaient notamment été diffusés par mail.
Du côté de la section locale cdH, on voit dans le simple rappel à l'ordre adressé par le gouvernement wallon la preuve que la faute n'était pas si grave. Dès le début de la procédure, cette gravité était d'ailleurs contestée. "Le ballon de baudruche s'est aujourd'hui dégonflé. C'était un non événement et la sanction est très révélatrice", commente Olivier Vanham, le chef de file du cdH brainois.
Du côté de la majorité, on tient le raisonnement inverse: s'il y a eu sanction, c'est bien qu'il y a eu faute. Pour le président du CPAS, le socialiste Olivier Parvais, le respect du huis-clos est une règle fondamentale de la fonction de conseiller de l'action sociale, et on ne pouvait pas tolérer qu'elle ait été violée par un mandataire.
"Si le ministre estime qu'il y a lieu d'adresser un simple rappel à l'ordre, on en prend acte. Et on en tirera les conséquences pour la suite de la législature: par prudence, nous ne diffuserons plus aux conseillers de l'action sociale que le minimum légal de l'information, pour éviter de nouvelles fuites", a-t-il commenté. (belga)