Schouppe préconise le covoiturage et le travail à domicile lundi 6/10
Le secrétaire d'Etat à la Mobilité, Etienne Schouppe, a fait faire une étude sur le comportement adopté par les usagers des chemins de fer lors de la grève précédente le 20 mai dernier.
Le 20 mai dernier, quasi tous les spécialistes de la mobilité avaient annoncé des files longues de plusieurs kilomètres autour des grandes villes. Toutefois, note M. Schouppe, la réalité s'est avérée moins spectaculaire.
Dans la perspective de la grève de lundi prochain à laquelle le personnel de la SNCB participera, le secrétaire d'Etat à la Mobilité, Etienne Schouppe, a fait faire une étude sur le comportement adopté par les usagers des chemins de fer lors de la grève précédente le 20 mai dernier. Pour lundi prochain, M. Schouppe encourage surtout les usagers à recourir au covoiturage ou à travailler à domicile.
Le 20 mai dernier, quasi tous les spécialistes de la mobilité avaient annoncé des files longues de plusieurs kilomètres autour des grandes villes. Pour eux, Bruxelles allait être exposée à un "infarctus" routier étant donné que 31% des travailleurs font la navette en train vers la capitale. Toutefois, note M. Schouppe, la réalité s'est avérée moins spectaculaire. Ce jour-là il y a pas eu plus de file sur les autoroutes, voire même moins qu'un jour de travail normal.
Le secrétaire d'Etat a chargé le bureau d'études Ipsos Belgium d'examiner les facteurs se trouvant à la base de ces comportements remarqués lors de cette grève ferroviaire. Un groupe représentatif de 1.000 personnes a été interrogé sur ses choix du 20 mai 2008. Lors de l'analyse des résultats de cette enquête, une attention particulière à été prêtée aux navetteurs vers Bruxelles (312 personnes) et Anvers (231 personnes). Il apparaît que 65% des personnes interrogées se souviennent de la façon dont elles ont pu résoudre un éventuel problème de mobilité.
Environ 4 travailleurs sur 10 n'ont pas modifié leur attitude (38%). Les autres, pour lesquels la grève a bien causé des problèmes, ont pris leur propre voiture en tant que conducteur ou passager (24%), ont pris congé (10%), ont fait du covoiturage (10%) ou ont travaillé à domicile (8%). Les résultats des navetteurs à destination d'Anvers affichent des pourcentages équivalents à ceux de la moyenne belge.
A Bruxelles, la situation était quelque peu différente: 80% des navetteurs se souviennent encore des problèmes de mobilité rencontrés ce jour-là. A peine 27% des travailleurs n'ont pas modifié leur attitude. Les autres ont pris leur propre voiture comme conducteur ou passager (18%), ont pris congé (22%), ont fait du covoiturage (10%) ou ont travaillé à domicile (11%).
Dans un communiqué diffusé vendredi avec les résultats de cette enquête, M. Schouppe encourage surtout les deux dernières options.
Il ajoute que l'enquête sondait également les intentions des navetteurs en cas de nouvelle grève. Ce sont surtout les navetteurs à destination de Bruxelles qui considèrent devoir prendre des mesures: 24% des personnes interrogées ne modifieraient pas leur attitude. Les autres prendraient leur propre voiture comme conducteur ou passager (19%), prendraient congé (18%), feraient du covoiturage (11%) ou travailleraient à domicile (16%). (belga/7sur7)