Marcel Habran.
"Je n'étais pas à Auchan dans le but de préparer une attaque mais uniquement afin de vérifier si César Bruzzèse ne me racontait pas des histoires", a prétendu mardi matin Marcel Habran devant la Cour d'assises de Liège pour justifier sa présence au complexe Auchan. Habran se défend d'avoir effectué des repérages le 17 juin 2000 en vue de préparer l'attaque d'un fourgon.
Surpris par des caméras de surveillance alors qu'il observait l'arrivée et le départ d'un fourgon au complexe Auchan de Luxembourg, Marcel Habran a soutenu que sa présence ne l'implique pas dans la préparation de cette attaque. "Bruzzèse me devait de l'argent", a-t-il expliqué.
"Il devait me le rembourser. Il tentait aussi de se faire passer pour un 'grand' dans le milieu. Mais je l'ai suspecté de vouloir me mêler à un coup foireux. C'est pour cette raison que Jean Renson a été envoyé sur place une semaine plus tôt pour filmer les agissements de Bruzzèse et non pas pour filmer la configuration des lieux. C'est aussi pour cette raison que je suis allé à Auchan le 17 juin 2000. Il s'est avéré que le projet d'attaque monté par Bruzzèse n'était pas réalisable. Mais il ne s'agissait pas de ma part d'une volonté de participer à une éventuelle attaque".
Marcel Habran a également nié avoir abandonné le projet de cette attaque après avoir bénéficié d'une source policière l'informant qu'il était surveillé. (belga)


