Habran explique sa présence à Auchan

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Par: rédaction
7/10/08 - 14h52

Marcel Habran a expliqué mardi matin devant la Cour d'assises de Liège les raisons qui l'ont conduit à effectuer des repérages au complexe Auchan le 17 juin 2000. Il a prétendu que son ami César Bruzzèse lui devait de l'argent et qu'il souhaitait uniquement vérifier la faisabilité d'une affaire préparée en vue de le rembourser.

L'explication fournie par Marcel Habran sur les raisons de sa présence en repérage au complexe d'Auchan au Luxembourg a été résumée par le chef d'enquête Tahir. Marcel Habran a soutenu lors de l'enquête que César Bruzzèse avait à cette époque une dette envers lui et qu'il aurait tardé à le rembourser. Secoué par Habran, Bruzzèse lui aurait alors donné des précisions sur une attaque qu'il pensait mener à Auchan. Bruzzèse aurait alors voulu montrer à Habran que l'affaire était bien réelle et aurait proposé à Habran de l'accompagner sur place pour lui montrer ce qu'il avait déjà vu.

Selon les enquêteurs, Marcel Habran aurait eu l'impression d'être mené en bateau. Jean Renson aurait été envoyé le 10 juin filmer les lieux pour réaliser une contre observation la demande de Habran car Bruzzèse était soupçonné de vouloir emmener Habran dans une affaire "foireuse". La présence de Renson à Auchan ne s'expliquerait pas dans le but d'observer un fourgon mais de surveiller les activités de Bruzzèse.

Bruzzèse aurait ensuite donné l'impression de mener Habran en bateau. Il aurait été convoqué à Bruxelles le 16 juin pour s'en expliquer. Le 17 juin 2000, Habran et lui se seraient ensuite rendus à Auchan pour vérifier les dires de Bruzzèse. Marcel Habran aurait ensuite considéré que l'affaire était "bidon" et que Bruzzèse voulait uniquement se faire passer pour un "grand" dans le milieu. Entendu par le président Dewart, Marcel Habran a confirmé la version donnée lors de l'enquête. "Je prêtais facilement de l'argent à beaucoup de gens, a-t-il dit. J'ai parfois été remboursé, j'y ai parfois perdu.

Bruzzèse avait une dette de jeu et était vite fauché. Son hold-up à Capellen lui avait rapporté trop peu. C'est pour cette raison que je lui ai prêté de l'argent. J'étais convaincu qu'il me menait en bateau. J'ai donc voulu vérifier s'il préparait réellement une attaque à Auchan".
Marcel Habran a réfuté lors de l'enquête l'idée d'avoir abandonné un projet d'attaque à Auchan après avoir été informé par le commissaire Seront qu'il était surveillé dans le cadre de préparatifs pour cette attaque.

Gérard Seront a reconnu avoir commis des indiscrétions dans le cadre de cette affaire mais a nié avoir tenté de monnayer ses informations par l'intermédiaire de son indicateur Djeridi. Condamné pour violation du secret professionnel, il a soutenu qu'il visait uniquement l'infiltration de l'entourage de Marcel Habran. Djeridi aurait selon lui récolté les informations provenant du commissaire à son insu en fouillant dans son bureau.

Les faits de tentative d'attaque commis à Auchan ne sont pas poursuivis devant la Cour d'assises car cette affaire a fait l'objet d'un non lieu. Ces faits sont uniquement évoqués dans le cadre de l'organisation criminelle de la bande. (belga)

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