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"C'est Habran qui a eu l'idée de l'attaque"

Rolando Cerri a été entendu pour la troisième fois vendredi par la Cour d'assises de Liège au procès de Marcel Habran et consorts. Le témoin protégé a évoqué les six sources d'information sur lesquelles il s'est basé avant de faire ses révélations. Il a confirmé ses révélations antérieures et la participation de Kremer, Schraenen, Dalem et Maréchal dans le braquage de l'aéroport de Findel le 9 octobre 2000 au Luxembourg.

Rolando Cerri a soutenu que c'est Marcel Habran qui avait eu l'idée de l'attaque réalisée de Findel. Il se serait adressé à la même bande que celle qui a commis les faits de Waremme et s'était bien renseigné sur la faisabilité de l'affaire. Schraenen aurait notamment été contacté pour sa spécialisation dans la logistique et dans les systèmes d'écoute pointus.

Mais Habran n'aurait pas participé aux faits. Après avoir été découvert à Auchan et après avoir tenté d'imposer Renson dans le groupe, les tensions nées après l'échec de l'attaque de Waremme ont entraîné sa mise "hors course" dans le projet de Findel. Maréchal et Dalem auraient refusé sa participation. Habran en aurait conservé une forme de rancoeur vis-à-vis des autres membres de la bande.

"Je peux ajouter que Kremer, Schraenen, Dalem et Maréchal faisaient partie du groupe d'attaque sur l'aéroport de Findel, a ajouté Cerri. J'en suis certain à 99 car j'avais l'entière confiance des personnes qui m'ont fait des confidences." Selon Rolando Cerri, Joël Schraenen n'aurait pas souhaité se mouiller de trop près dans l'évacuation du butin récolté à Findel. Il se serait mis en retrait et aurait assuré le relais avec les membres de sa famille, dont sa soeur, pour évacuer l'argent.

Cerri a soutenu qu'il avait obtenu ses informations auprès d'Anthemus (les ayant lui-même obtenues de Geyer), de Marcel et Henri Habran, de Singleton, de Dalem et d'un sixième informateur. Il aurait d'abord appris les éléments livrés par déduction et en aurait eu confirmation par la suite.

Pour justifier l'intimité de ses contacts avec ses sources, Rolando Cerri a ajouté que Marcel Habran l'avait déjà aidé financièrement à l'époque où il avait été condamné en France pour trafic de voiture. Habran se serait montré reconnaissant à son égard parce qu'il n'aurait pas, à cette époque, livré le nom de ses complices. (belga/7sur7)
10/10/08 12h53
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