Van Wymersch nie avoir influencé la procédure de sélection

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Par: rédaction
22/10/08 - 23h12

Le chef de corps de la zone de police Bruxelles-Capitale-Ixelles, Guido Van Wymersch, a contesté mercredi soir avoir influencé la procédure de sélection ayant mené à sa nomination, même s'il a reconnu avoir écrit un e-mail comportant des suggestions relatives à la formulation d'un avis par la commission de sélection de la police, qui devait choisir entre lui et un autre candidat.

Guido Van Wymersch s'est présenté le 9 mai dernier devant la commission de sélection qui, le jour même, a estimé qu'il était le candidat le plus adéquat, a indiqué son conseil, Jean-François De Bock, dans un communiqué diffusé mercredi soir. Le 23 mai, dans un e-mail, le policier a formulé des remarques, comme il le lui a été demandé, mais celles-ci n'ont jamais été directement transmises à un membre de la commission de sélection ou à son secrétaire, a-t-il ajouté.

"Contrairement à ce qui est suggéré, M. Guido Van Wymersch n'a donc pris aucune initiative pour influencer la procédure de sélection et il n'a jamais suivi, conduit ou falsifié la procédure", a affirmé Me De Bock. Les remarques du policier se rapportaient à un texte qui énumérait les raisons pour lesquelles il apparaissait comme le candidat le plus approprié au poste de chef de corps, a poursuivi l'avocat. "Il n'a donc jamais suggéré qu'il devait être classé premier et son concurrent second", a-t-il précisé.

De plus, c'est la commission de sélection, et non M. Van Wymersch, qui a estimé qu'il "serait plus intègre que son concurrent", plus qualifié pour "diriger un corps de 2.000 personnes" ou encore qu'il "aurait une meilleure vue de ce qui se passe sur le terrain". Enfin, il ressort de l'enquête relative à la décision de la commission de sélection qu'une partie de phrase seulement écrite par M. Van Wymersch est citée dans cette décision.

"Cette partie de phrase a trait à un élément objectif, à savoir la taille de la zone de police de Bruxelles-Capitale-Ixelles, et ne peut être considérée comme décisive dans une décision qui compte plus de dix pages de motivations", a insisté Me De Bock. Tous les membres de la commission ont signé cet avis motivé, "ce qui montre que "l'intervention de Guido Van Wymersch n'était ni décisive, ni contraire à la volonté de l'autorité compétente", a-t-il conclu. (belga)

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