Procès Habran: Maréchal, commanditaire de la mort de Hardy

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Par: rédaction
28/10/08 - 12h32

Les premiers enquêteurs et la juge d'instruction ont été entendus mardi matin devant la Cour d'assises de Liège au procès de Marcel Habran et consorts pour expliquer les devoirs effectués dans l'enquête relative à l'assassinat de Georges Hardy. L'instruction a démontré que Pol Maréchal était le commanditaire de cet assassinat que Bennane et Rosato auraient exécuté.

Georges Hardy a été abattu le 20 février 2003 alors qu'il se trouvait à "L'Alison Café" de Fléron. Il était attablé au centre de l'établissement avec trois autres personnes quand deux individus tout de noir vêtus sont entrés par une partie latérale. L'un d'eux s'est avancé dans le dos de Hardy et a tiré à deux reprises en direction de sa tête avec une arme de gros calibre. Georges Hardy est mort sur le coup.

La juge d'instruction Danielle Reynders a exposé que ce sont les déclarations de Cej Bejtulah en décembre 2004 qui ont fait avancer l'enquête. Ensuite, Tony Samardzic et Didier Singleton ont apporté les informations permettant de confondre Anouar Bennane, Pépé Rosato et Tony Samardzic.

Selon ces informations, Léopold Maréchal était fou de rage contre Georges Hardy et était décidé à le supprimer. "Maréchal lui reprochait d'avoir mal travaillé dans la construction d'un garage, d'avoir été une balance et d'avoir des vues sur son épouse", a précisé la juge d'instruction. Prekopuca aurait même rapporté que Maréchal "avait les dents jusqu'aux chaussures" à l'égard de Hardy. Selon Singleton, Léopold Maréchal aurait pris sa décision définitive lorsqu'il a appris qu'à l'époque où il était emprisonné, Hardy avait fait des commentaires sur le physique avantageux de sa femme.

Le rôle avoué par Samardzic est plus limité. Cet accusé avait reconnu qu'il avait été appelé par Rosato après les faits et qu'il avait été entraîné contre son gré dans une procédure de récupération de Bennane et Rosato lorsqu'ils ont mis le feu à la voiture utilisée lors des faits. Bennane et Rosato ont nié les faits, prétendant que Samardzic est un fabulateur qui tente de se venger d'une tromperie lorsqu'il les implique dans les faits.

Lors des commentaires relatifs à la déposition de la juge d'instruction, les conseils des accusés ont remis en cause les déclarations des témoins protégés et notamment la manière dont Hata Prekopuca, initialement inculpée dans ce dossier comme commanditaire, a été exemptée de répondre des faits avant de devenir témoin à charge. "On s'est échiné à la blanchir et à supprimer les charges à son égard, a soutenu Me Gilissen. Les poursuites ont même été déclarées irrecevables à la suite d'une erreur de procédure."

L'avocat a laissé entendre que la femme de Pol Maréchal était très impliquée dans la volonté criminelle de son mari et qu'elle règlerait encore actuellement ses comptes afin de poursuivre l'oeuvre de Pol Maréchal après sa mort. (belga)

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