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"Geneviève Lhermitte était dans un état anxio-dépressif sévère"

L'acte d'accusation pour le procès de Geneviève Lhermitte, qui se déroulera à Nivelles le 8 décembre, est prêt. Dans celui-ci, la mère semble "comprise" par les psychologues et accuse son mari de violences, indique jeudi Le Soir.

L'acte d'accusation laisse en effet une place considérable aux conclusions des psychologues et psychiatres qui proposent à la Cour et aux jurés, comme clé essentielle du drame, un "homicide-suicide": "Nous pensons qu'au moment des faits l'inculpée vit subjectivement cet acte comme une sorte de suicide de l'ensemble qu'elle forme avec ses enfants", indique le rapport.

Les experts estiment aussi que Geneviève Lhermitte, "mère fusionnelle", se trouvait au moment des faits "dans un état anxio-dépressif sévère qui a favorisé ce passage à l'acte, et a altéré profondément -mais non aboli- son discernement". Ce constat ouvre la porte à de larges circonstances atténuantes, malgré l'horreur des faits, selon le quotidien.

D'autant plus que les experts excluent la préméditation. L'acte d'accusation confirme en outre l'état de désespoir dans lequel se trouve Geneviève Lhermitte dans les jours précédent le drame.

Le mari de Geneviève Lhermitte est, quant à lui, décrit sous des traits pénibles que ce dernier conteste. Selon l'acte d'accusation, Geneviève Lhermitte affirme ainsi avoir été battue, de même que ses enfants, par Bouchaïb Moqadem. Elle lui reproche aussi de fréquentes absences du domicile conjugal et son désintérêt pour l'éducation des enfants. (belga/CA)
30/10/08 07h01
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