Le Bureau fédéral du Plan ne prévoit pas de marge au cours des deux prochaines années pour une hausse des salaires, selon une note du bureau au gouvernement fédéral, indique jeudi De Tijd.
Pas de marge pour les salaires pendant deux ans
Le Bureau du Plan et la Banque nationale ont étudié, à l'approche du 5 novembre, les conséquences de la crise financière sur l'économie belge. C'est en effet à cette date que le Premier ministre Yves Leterme réunira les gouvernements régionaux et les partenaires sociaux pour se pencher sur un plan d'action concernant les entreprises en difficulté en raison de la récession naissante.
Le Bureau du Plan souligne dans sa note qu'il n'y aura pas de marge au cours des deux prochaines année pour une hausse des salaires suite à l'indexation. Il devance ainsi l'avis que présentera mardi le Conseil central de l'Economie (CCE). Selon certaines indications, le CCE ne prévoit pas non plus de marge pour une augmentation réelle des salaires.
Échelonnage des contributions sociales pour les PME
Selon le Bureau du Plan, la crise financière a un impact négatif sur la consommation, la situation financière des entreprises, les investissements et l'exportation. Les entreprises de taille moyenne sont les plus menacées. Elles sont effet les plus dépendantes des crédits bancaires qui, dans les circonstances actuelles, ne sont pas accordés facilement.
Afin de répondre aux problèmes de liquidité des PME, le Bureau du Plan propose d'échelonner leurs contributions sociales. En outre, le gouvernement devrait régler plus rapidement ses factures envers les entreprises. Pour restaurer la confiance dans les secteur financier, le Bureau du Plan propose d'interdire l'actuel système de bonus pour les banquiers. (belga/th)


