Les représentants du monde syndical ont adopté ce week-end dans la capitale américaine leur propre "déclaration de Washington", qui reprend leurs propositions pour faire face à la crise économique et financière. Le président de la CSC, Luc Cortebeeck, a participé aux discussions en sa qualité de vice-président de la Confédération syndicale internationale (CSI).
Les syndicats plaident pour une baisse des taux d'intérêt, pour des investissements dans les grandes infrastructures - notamment celles qui permettraient de créer des emplois dans les secteurs écologiques - et pour le soutien de l'enseignement, de la formation et des soins de santé, selon un communiqué diffusé par M. Cortebeeck.
Sur le plan fiscal, ils demandent que l'imposition des classes moyennes et des personnes défavorisées soient atténuée, afin de soutenir la consommation.
Dans le domaine financier, les syndicats prônent une régulation accrue, ainsi qu'un renforcement de la supervision et des règles prudentielles. Les fonds à effet de levier, qui ont selon eux causé des dégâts à l'économie réelle en cherchant le profit à court terme, devraient aussi être mieux contrôlés.
La déclaration syndicale insiste par ailleurs sur les pays les plus pauvres, où la population risque de souffrir davantage de la crise financière. Les pays riches doivent, selon les syndicats, respecter les engagements financiers pris pour soutenir le développement. (afp/chds)
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