Le ministre flamand des Affaires intérieures Marino Keulen (Open Vld) a signé lundi l'arrêté recalant une nouvelle fois la nomination des candidats bourgmestres de Crainhem, Wezembeek-Oppem et Linkebeek.
Marino Keulen se justifie en disant ne faire qu'appliquer la loi. Il espère que ce geste n'entraînera pas de crise au sein du gouvernement flamand et ne signifiera pas la fin du dialogue communautaire.
Logique stricte
Les trois candidats ont foulé aux pieds la législation linguistique et n'ont, depuis le premier coup de frein l'année passée, pas apporté d'élément neuf permettant de justifier leur nomination, a indiqué Marino Keulen. Cette non nomination constitue "l'étape suivante logique" qu'il convenait d'entreprendre dans une logique juridique stricte, a-t-il précisé.
Le dossier avait suscité quelques atermoiements ces dernières semaines au gouvernement flamand, le ministre-président Kris Peeters souhaitant éviter toute précipitation alors même que Marino Keulen faisait connaître son ambition de trancher au plus vite. A présent, le risque de crise existe au sein du gouvernement flamand. "Je ne souhaite pas de crise au gouvernement flamand, j'applique les lois", a dit lundi Marino Keulen.
Par ailleurs, la décision rendue lundi pourrait faire sauter le dialogue interinstitutionnel. "Je trouverais cela dommageable. La Wallonie et la Belgique francophone ont aussi besoin d'une réforme de l'Etat", a commenté le ministre libéral flamand. (belga/CA)


