50 euros pour un chewing gum jeté par terre
Pour appliquer le principe du "pollueur payeur", qui sanctionne les personnes peu respectueuses de l'environnement, le ministre wallon de l'Environnement, Benoît Lutgen, a mis en place un système d'amendes applicables immédiatement au contrevenant.
150 euros pour abandon de déchêtChaque infraction environnementale a désormais un coût, a expliqué le ministre vendredi au cours d'une conférence de presse. Ainsi, un mégot, une canette, un chewing-gum ou un papier jeté en rue équivaut à une sanction de 50 euros. Tout autre abandon de déchêt, comme un sac dans une poubelle publique, sera sanctionné d'un montant de 150 euros.
1300 agents
Environ 1.300 agents, régionaux et locaux, sont habilités à constater les infractions. Nonante agents constatateurs de ces incivilités seront en outre engagés grâce à des subsides de la Région wallonne s'élevant à plus de 2 millions d'euros.
"Plan propreté"Ces infractions s'intègrent dans le cadre du "décret Lutgen", approuvé en mai, qui hiérarchise les délits et fixe les montants des sanctions. Ce décret, qui consacre le principe du "pollueur payeur", s'intégre dans un "plan propreté" wallon.
6000 tonnesQuelque 6000 tonnes de déchêts sauvages sont en effet jetés en rue chaque année. Le montant de la facture du ramassage de ces détritus et du nettoyage de l'espace public s'élève à plus de 100 millions d'euros par an: 50 millions d'euros à charge des communes et 50 millions d'euros à charge de la Région wallonne.
4 catégoriesLe décret classe les délits environnementaux en quatre catégories, dont la plus grave inclut les crimes environnementaux, qui visent les actes mettant en danger la santé humaine. Les peines, qui vont des amendes administratives au peines pénales, sont identiques partout en Wallonie.
Site internetParallèlement à la répression, des actions de sensibilisation sont également menées en Wallonie. La campagne "www.alapoubelle.be" explique la notion de "déchêts sauvages" et ses conséquences environnementales, budgétaires et sociétales. "Il a pour vocation de devenir une réelle plate-forme d'échange de bonnes pratiques en mettant en avant les initiatives de lutte contre les déchets sauvages", a remarqué Benoît Lutgen. (belga/chds)