Le gouvernement de la Communauté française a décidé de prolonger d'un an, pour l'année académique 2009-2010, le moratoire qui autorisait l'accès à la deuxième année d'études aux étudiants en médecine et dentisterie qui avaient obtenu 60 crédits pendant leur première année d'études, effectuée en 2005-2006, 2006-2007 ou 2007-2008.
Une procédure toujours en cours
Les étudiants qui envisagent d'entamer de telles études l'année académique prochaine et qui réussiront leur première année sont donc assurés de pouvoir poursuivre leurs études sans subir les effets du numerus clausus, a indiqué la ministre de l'Enseignement supérieur Marie-Dominique Simonet à l'issue de la réunion du gouvernement de la Communauté.
Elle justifie la décision du gouvernement par le fait que les actions juridiques entamées contre le décret qui contingentait l'accès aux études de médecine et dentisterie en raison du numerus clausus imposé par le pouvoir fédéral sont toujours en cours.
Un cadastre médical encore à venir
De plus, le cadastre médical qui doit permettre d'élaborer de nouvelles mesures de régulation médicale n'a toujours pas été réalisé au niveau fédéral, a ajouté Mme Simonet. La partie consacrée aux généralistes ne sera terminée qu'en avril et celle qui regarde les spécialistes plus tard encore.
Une autre raison de justifier la prolongation du moratoire est de pouvoir informer le plus vite possible les étudiants quant au régime qui leur sera applicable, notamment en matière d'inscription.
L'organsisation des études à revoir
Mme Simonet fait également remarquer que le Conseil d'Etat a remis en cause le système fédéral d'agrément des médecins généralistes, à la suite d'un recours introduit par l'association des médecins spécialistes. Les études de généraliste se font en 7 ans en Communauté française, alors qu'elles prennent 6 ans dans les autres pays européens; "il faudra donc revoir l'organisation des études médicales", a indiqué la ministre.
La Communauté française a été amenée à prendre des mesures de contingentement des études de médecine et de dentisterie depuis qu'un numerus clausus, limitant le nombre de médecins ayant droit à un numéro d'inscription à l'Inami (indispensable s'ils veulent pratiquer la médecine curative et donc prescrire des médicaments), a été imposé par le gouvernement fédéral.
La Flandre pas enthousiaste
Si le monde politique francophone est plutôt favorable à une suppression du numerus clausus, ce n'est pas le cas du côté flamand, qui craint une augmentation des dépenses de l'Inami que la Flandre devrait principalement supporter en cas de suppression. (belga/acx)


