Milquet propose de renégocier le plan de relance
La mesure de simplification des plans d'embauche, contre laquelle le parlement flamand a lancé mercredi soir un conflit d'intérêts, doit être extraite du plan de relance fédéral afin de ne pas le bloquer, et il faut dégager par la suite une solution consensuelle avec les partenaires sociaux, a indiqué jeudi matin la ministre de l'Emploi Joëlle Milquet sur les ondes de La Première (RTBF).
Adaptation"Dans l'urgence, ce qu'il faut c'est protéger le plan de relance", souligne la vice-première ministre, proposant d'en extraire la mesure
controversée et de proposer aux partenaires sociaux de la renégocier. "Dans une conjoncture aussi dégradée, il est normal le cas échéant que les partenaires puissent adapter le plan" de relance, indique Mme Milquet, qui constate par ailleurs que les conditions du marché de l'emploi ne sont plus celles d'il y a un an. La problématique soulevée par la Région flamande, précise-t-elle, est aussi évoquée par les deux autres Régions.
L'objectif de départ était d'opérer des réductions massives sur les
bas salaires. L'accord interprofessionnel (AIP) a été plus mitigé, la
composante bas salaire n'étant pas aussi grande "que ce qu'on l'aurait voulu", a dit Mme Milquet. L'AIP maintenait quelques groupes-cibles, "mais pas nécessairement les plus optimaux que sont les aînés et les jeunes".
ConsensusIl faut donc trouver avec les partenaires sociaux le chemin d'une solution consensuelle qui à la fois rencontre les besoins de diminution du coût du travail pour les entreprises et maintienne les groupes-cibles que sont les jeunes et les travailleurs âgés, ajoute la ministre de l'Emploi. Pour elle, "il faut éviter de communautariser le débat et faire une prise d'otage institutionnelle de sujets qui ne le méritent pas". (belga)