Le projet du ministre libéral flamand pour l'Entreprise et la Simplification, Vincent Van Quickenborne, de ne plus autoriser que le paiement électronique dans les restaurants a été mal reçu jusque dans sa propre formation, l'Open VLD. Son président de parti, Bart Somers, lui a demandé samedi de revoir la proposition, reçue plus froidement encore dans le secteur horeca et auprès du sp.a.
Moderniser, oui, n'autoriser que les cartes, non
"Je partage la préoccupation de Vincent Van Quickenborne de moderniser le secteur et d'y réduire le travail au noir. La perspective de diminution la TVA de 21 à 6 pc offre une chance d'y parvenir. Cette exigence de l'Open-Vld doit intervenir le plus vite possible car elle sera profitable aux clients, aux patrons et aux travailleurs du secteur", a commenté samedi Bart Somers.
Bart Somers a demandé au ministre Van Quickenborne de réunir les fédérations horeca pour examiner avec elles la meilleure manière de moderniser la gestion du secteur. Mais, à ses yeux, l'idée de ne plus autoriser que le paiement par cartes électroniques soulève plusieurs questions.
Gennez casse du sucre
De son côté, la présidente du sp.a, Caroline Gennez, a adopté une position plus tranchée: cette idée est selon elle "absurde et malhonnête", non pas parce que la présidente des socialistes flamands est opposée au paiement électronique, mais parce que l'interdiction du paiement en liquide contraindra tous les consommateurs et les restaurateurs non équipés à s'acquitter des frais liés à ce type de transaction.
De son côté, l'organisation des Classes moyennes flamandes a estimé qu'une telle initiative réduirait partiellement les effets bénéfiques d'une opération de diminution de la TVA, essentiellement pour les restaurateurs qui ne disposent pas des équipements électroniques payants. (belga/acx)


