Une centaine de militaires sont rentrés dimanche matin en Belgique d'une mission de plusieurs mois - cinq pour certains d'entre eux - en République démocratique du Congo (RDC), où ils ont contribué à la formation de nouvelles unités de l'armée nationale.
La plupart d'entre eux provenaient du 1er bataillon parachutiste de Diest, accompagné par dix-sept membres du 4ème bataillon de génie d'Amay (Huy).
Ils ont été partiellement remplacés à Kananga, le chef-lieu de la province du Kasaï occidental (centre de la RDC), par une petite quarantaine d'hommes chargés de terminer la mission d'ici la fin du mois de mars, dans l'attente d'une décision politique de prolonger ou non la présence militaire belge.
Les premiers ont dispensé une exigeante formation commando au premier bataillon de la future "force de réaction rapide" (RRF) des Forces armées de la RDC (FARDC), qui souhaitent disposer de de ces douze bataillons d'ici 2010.
Les seconds ont encadré des instructeurs congolais chargés de donner des cours à 250 spécialistes dans divers métiers (contremaîtres, électriciens, menuisiers, maçons et plombiers) sous le vocable de "formation continuée de génie" (FCG). Ces hommes devront ensuite être mis à la disposition des onze régions militaires de RDC.
Ces formations (FCG et commando) ont été organisées en vertu d'un accord signé le 17 avril 2008 par le ministre belge de la Défense, Pieter De Crem, et son homologue congolais de l'époque, Ghislain Chikez Diemu.
Leur poursuite reste suspendue aux entretiens entre M. De Crem et son nouvel homologue congolais, Charles Mwando Nsimba. Le ministre belge de la Défense a en effet prévu de se rendre en RDC du 23 au 27 mars prochains, alors que M. Mwando est attendu à Bruxelles Nsimba, en avril.
La Belgique est impliquée depuis 2004 dans la mise sur pied d'une nouvelle armée nationale congolaise, après les deux guerres civiles de 1996-1997 et 1998-2003, et y a déjà consacré quelque 40 millions d'euros, selon le ministre des Affaires étrangères, Karel De Gucht.
Lequel n'a toutefois jamais caché son scepticisme face aux résultats obtenus, les FARDC ayant enregistré de nombreux revers lors des combats de l'an dernier au Nord-Kivu (est).
La centaine de militaires en provenance de RDC ont été rejoints, lors d'une escale dans la nuit de samedi à dimanche à Cotonou, par une trentaine, appartenant au wing d'hélicoptères de Bierset. Ceux-ci ont assuré, grâce à deux hélicoptères Agusta, une assistance à une éventuelle évacuation sanitaire à un détachement du génie à l'oeuvre à Bembereke (centre du Bénin). (belga)
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