MISE À JOUR
Un policier a tué par balle, mercredi matin à Gand, un homme de 67 ans qui l'avait blessé au couteau ainsi que deux collègues chargés tout comme lui d'emmener le forcené à l'hôpital pour un internement éventuel.
La vie d'un policier de 35 ans était toujours en danger mercredi en fin de journée, a indiqué au cours d'un point presse le procureur du roi de Gand, Johan Sabbe.
Mercredi matin, quatre agents de la brigade d'intervention de la police locale de Gand ont été chargés d'emmener cet homme au lourd passé psychiatrique à l'hôpital universitaire, sur base d'un certificat médical constatant qu'il représentait à nouveau un danger pour lui-même et son entourage. L'homme devait être examiné en vue d'une éventuelle mesure de collocation, mais il s'y refusait.
A l'arrivée de la première patrouille de deux agents à son domicile de la Nekkersputstraat, le sexagénaire était absent. Il était parti faire des courses dans le quartier. Il est rentré lorsque la deuxième patrouille est arrivée.
Dans le couloir du premier étage de cet immeuble à appartements, l'homme, apercevant les policiers, a immédiatement sorti un couteau et frappé les policiers au visage et au cou. L'un des agents, âgés de 35 ans, a été touché à la gorge. Il pu tirer deux balles dans le dos de son agresseur, qui est décédé sur place. Les jours de ce policier étaient toujours en danger mercredi en fin de journée.
Deux autres policiers ont été blessés: une policière de 27 ans a reçu des coups de couteau au visage et au cou, alors qu'un agent de 28 ans a été grièvement blessé à la gorge.
Le forcené avait déjà été interné à cinq reprises de 1993 à 2005, mais il n'avait pas de passé judiciaire. "Nous savions qu'il pouvait être violent, raison pour laquelle envoyé deux patrouilles sur place", a indiqué le chef de corps de la police de Gand, Wim Van Hulle. "Le but était de l'intercepter en rue, mais cela n'a pas été possible. Les agents portaient des gilets pare-balles, mais l'homme les a surpris. Il les a immédiatement agressés à l'aide d'un grand couteau de cuisine", a-t-il indiqué.
Le juge d'instruction a ouvert deux dossiers, l'un concernant les coups de couteau, l'autre les coups de feu mortels. (belga)
- "Il s'est comporté comme un fou furieux"


