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Le MR dévoile sa liste pour les européennes et n'épargne pas le PS

Le Mouvement Réformateur (MR) a levé samedi un coin du voile sur sa liste en vue des élections européennes du 7 juin prochain, au cours d'un congrès où son concurrent socialiste n'aura pas été épargné par les attaques.

Le président du parti, Didier Reynders, a annoncé qu'Olivier Chastel, aujourd'hui secrétaire d'Etat chargé de la préparation de la présidence belge de l'UE, serait le troisième candidat effectif, derrière Louis Michel et Frédérique Ries. Philippe Monfils poussera la liste, tandis que Bernard Clerfayt sera le dernier suppléant.

Le congrès a été marqué par la participation très applaudie de Guy Verhofstadt. Toujours très populaire au sud du pays, l'ancien Premier ministre a apporté son soutien aux libéraux francophones. Il a exposé le plaidoyer en faveur d'un monde multipolaire qu'il a déjà développé dans son livre récent "La fin des empires".

M. Verhofstadt, qui tirera la liste de l'Open Vld aux européennes, n'a par contre pas dévoilé ses intentions après les élections, alors que certains lui prêtent des ambitions fédérales. Louis Michel n'a rien fait pour dissiper ces ambiguïtés.

"Je suis persuadé, Guy, que ta vision universelle de l'homme servira encore à guider ce pays contre tous les racrapotés, les frileux et les pense-étroit", a lancé le candidat, très en verve, avant d'affirmer, en néerlandais, sa "broederlijke vriendschap" (amitié fraternelle) à la communauté néerlandophone du pays.

Evoquant la campagne des européennes, M. Michel a prédit que "le débat sera instrumentalisé pour diaboliser le libéralisme". Il a accusé les responsables de gauche, qualifiés d'"enfants honteux du marxisme", de donner une image fausse du libéralisme, en accréditant l'idée qu'il serait synonyme de capitalisme débridé.

Il a aussi apporté son soutien à Didier Reynders, qui a été victime selon lui "d'attaques ad hominem, de la vindicte personnelle, de lynchage" de la part d'adversaires politiques animés par "un sentiment revanchard incompatible avec le débat démocratique".

Le principal intéressé s'est lui aussi défendu sur un mode offensif. Dans une référence au sauvetage controversé de Fortis, il s'est déclaré "fier d'avoir été depuis des mois, non pas du côté des grincheux, mais de ceux qui ont tout fait, y compris prendre des risques, pour éteindre l'incendie".

M. Reynders a encore dit avoir été blessé par les attaques dont il a fait l'objet. "La chasse à l'homme c'est quelque chose qui blesse", a-t-il affirmé.

Interrogés par l'agence BELGA sur leurs ambitions personnelles, les candidats les plus en vue sont restés discrets. Louis Michel n'a pas confirmé son intention de concurrencer Karel De Gucht pour le poste de commissaire européen. "Je suis disponible pour tout", a-t-il simplement répondu.

Quant à Olivier Chastel, il n'a pas confirmé son intention d'abandonner son poste au gouvernement s'il est élu, malgré que Didier Reynders ait assuré que "l'éthique, chez nous, c'est de siéger".
"Je me bats pour que le MR puisse conserver son troisième siège", a dit M. Chastel. Mais la décision d'abandonner le secrétariat d'Etat en cas d'élection "sera un choix que je ferai ce jour-là", a-t-il ajouté. (belga)
21/03/09 16h06
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