Tout comme les prépensions, les pseudo-prépensions sont également de plus en plus prisées, selon les données de l'Office national de l'emploi (ONEM) reprises vendredi dans De Tijd.
Le Pacte des générations ne devait pas seulement ralentir le recours à la prépension. Il devait également contribuer à juguler l'utilisation d'autres procédures de départ en vogue. La plus populaire, selon De Tijd, est la prépension Canada Dry, soit une indemnité complémentaire versée par l'employeur au travailleur, en plus de l'allocation de chômage.
Ces derniers temps, ce complément s'ajoutait aux allocations d'interruption dans le cadre du crédit-temps. Des cotisations sociales plus élevées devaient contribuer à rendre ces systèmes si peu attrayants qu'ils devaient finir par disparaître, explique le journal.
Ces formules ne semblent toutefois pas porter leurs fruits. En 2007, 2.601 personnes avaient eu recours à la pseudo-prépension. En 2008, ce nombre a grimpé de deux-tiers pour atteindre les 4.316 personnes: le crédit-temps avec suppléments comptant pour 3.102 cas et le Canada Dry pour 1.214.
Cette hausse s'explique, selon De Tijd, par la détérioration du marché du travail. Le crédit-temps n'est donc pas utilisé uniquement comme une stratégie de sortie pour les plus de 50 ans. Pour certains employés, il constitue également une alternative au chômage temporaire. (belga/cb)


