Le cdH note, dans un communiqué, "la prise de conscience, certes tardive et minime, de la ministre de l'Asile et de l'Immigration de la situation plus que difficile vécue par certaines familles avec enfants en situation illégale". Il souligne que cette décision a été prise sans concertation et qu'elle n'est en rien l'exécution de l'accord du gouvernement.
"La ministre a enfin évolué quelque peu et pris une décision en solitaire", poursuit le communiqué qui constate que la ministre Turtelboom a enfin réagi à la suite de la pression menée au sein du gouvernement, notamment par le cdH, et aux critiques qui s'accumulent.
"Un tout petit pas"
Le cdH souligne que cette décision n'est en rien l'exécution de l'accord de gouvernement: "elle constitue un tout petit pas dans la bonne direction, certes encore totalement insuffisant et restrictif". Le parti s'étonne par ailleurs du manque total de concertation dans la prise de cette décision.
"Discrimination"
Le communiqué relève aussi une "discrimination étonnante": en ajoutant le critère de séjour légal préalable, et en limitant ce dernier à la procédure d'asile, on exclut les personnes qui ont eu un séjour légal dans le cadre d'une demande de regroupement familial ou encore dans le cadre d'un séjour en tant qu'étudiant ou travailleur.
En conclusion, le cdH continue de revendiquer l'exécution de l'accord de gouvernement, qui est plus qu'explicite en ce qui concerne les catégories de personnes à régulariser concernées par l'accord et qui n'exige pas de séjour légal, "catégories qui restent dans leur majorité exclues de cette décision ponctuelle de la ministre de l'Asile et de l'Immigration". (belga/cb)


