Le pasteur évangélique qui dirige l'ASBL 'BrasilEuro' dont le siège social situé boulevard du Midi à Bruxelles a été perquisitionné mercredi par l'Inspection sociale et la police fédérale, a été placé sous mandat d'arrêt. Il a été inculpé des chefs d'escroquerie, main d'oeuvre étrangère illégale et blanchiment d'argent.
Il est soupçonné par l'Auditorat du travail d'avoir mis au travail des étrangers en situation irrégulière, en majorité des Brésiliens et Equatoriens, en abusant de leur crédulité en leur faisant miroiter une régularisation par le travail.
Son ASBL employait 442 travailleurs. Ces derniers étaient payés au moyen de titres-services. La police a interpellé au cours de la perquisition un travailleur en situation irrégulière. Celui-ci a été relaxé sur avis de l'Office des étrangers. Selon l'Auditorat du travail, les travailleurs en situation irrégulière ne seront pas inquiétés dans le cadre de ce dossier.
Ils pourront se constituer le cas échéant partie civile puisqu'ils devaient payer une cotisation pour décrocher un contrat de travail fictif et n'étaient plus payés de façon régulière depuis le mois de février, depuis que l'ASBL a perdu son agrégation pour travailler dans le cadre des titres-services.
Ils ne pourront toutefois réclamer le statut de victime de traite des êtres humains, a précisé l'Auditorat du travail car ils n'ont pas été privés de leur liberté ni contraints de travailler dans des conditions inhumaines. (belga)
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