Pour le président du parlement wallon, José Happart (PS), les partis doivent contribuer aux remboursements annoncés des frais de la mission très controversée de membres du Bureau de l'assemblée dans l'ouest des Etats-Unis.
Cette mission qui a fait l'actualité pendant les vacances de Pâques était encore au coeur des débats télévisés dominicaux de la RTBF et de RTL-TVI. Très controversée, elle a provoqué des réactions en chaîne de la part des partis dont des membres participaient au voyage et il a finalement été convenu que les parlementaires rembourseront au parlement wallon les frais de la mission.
A l'occasion de ces débats, José Happart, qui conduisait la mission en tant que président du parlement wallon, a déclaré qu'il était d'avis que les partis devaient intervenir dans ce remboursement. "Ce n'est pas aux parlementaires qui ont respecté les règles existantes et qui n'ont fait que ce qui s'est toujours fait, de rembourser les frais", a dit M. Happart.
Et les voyages précédents?
Et d'ajouter que, de lui-même, il n'aurait jamais proposé de rembourser. "Il faut d'ailleurs s'interroger. Faudra-t-il maintenant également rembourser les frais des voyages précédents? ", a-t-il demandé.
"Certains ont paniqué devant la polémique et Elio Di Rupo (le président du PS) a été entraîné. Il a voulu faire comme les autres. Il a joué les pères-la-vertu et nous a pris comme boucs-émissaires", a commenté pour sa part Jean-Claude Van Cauwenberghe (PS) qui faisait également partie de la mission. Pour lui aussi "il serait logique que les partis interviennent en tout cas pour la partie professionnelle du déplacement".
Ecoeuré
"Elio Di Rupo s'est senti obligé de ne pas se distinguer", a encore commenté M. Happart qui a ajouté qu'il était "écoeuré par l'hypocrisie et la lâcheté de ceux qui font semblant aujourd'hui de découvrir ce qui se fait depuis des années". Quant au chef de groupe PS au parlement wallon, Maurice Bayenet, il est resté prudent. "On a décidé que nous rembourserions à titre personnel", a-t-il dit.
Pour le reste, le débat n'a guère apporté d'éléments neufs. On a beaucoup reparlé de l'utilité des missions parlementaires et de l'opportunité de celui-ci en pleine période de crise. José Happart a aussi souligné que le parlement n'invitait pas de journalistes à accompagner ses missions.
Il y voit une des raisons du fait que la presse s'est acharnée sur ce voyage alors qu'elle ne fait pas de commentaires sur les déplacements ministériels auxquels participent ces mêmes journalistes qui se sont montrés tellement critiques à l'égard de la mission du parlement wallon. (belga)


