Un journaliste irakien libéré par ses ravisseurs
Des soldats américains patrouillaient, vendredi,après l'enlèvement du journaliste irakien à Bagdad.
Un journaliste irakien travaillant pour la chaîne de télévision satellitaire Al-Baghdadiyah, a été libéré sain et sauf, lundi, par ses ravisseurs après 3 jours de détention, a annoncé la télévision. Mountadhar al-Zaïdi, 28 ans, a été libéré, a indiqué Al-Baghdadiyah en diffusant des images du journaliste retrouvant ses collègues dans les locaux de la télévision à Bagdad.
L'air fatigué mais en bonne santé, M. Zaïdi, qui a été brièvement hospitalisé pour un examen de santé, a été accueilli dans la joie par ses proches et collègues, dont certains dansaient. "Je voudrais d'abord remercier tous mes amis, tous les Irakiens qui m'ont soutenu, ainsi que les personnels d'al-Baghdadiyah. Grâce à Dieu, je suis libre et je vais reprendre mon travail (...)", a-t-il déclaré. M. Zaïdi avait été enlevé, vendredi, par des hommes armés dans le centre de Bagdad. La télévision n'a donné aucune indication sur l'identité des ravisseurs. Elle lui avait consacré samedi une émission spéciale de2 heures.
14 reporters retenusAl-Baghdadiyah est une chaîne de télévision indépendante créée après l'invasion américaine de l'Irak en 2003 et financée par un homme d'affaires irakien. En septembre, un présentateur de la chaîne a été tué par un homme armé alors qu'il était au volant de son véhicule, dans le quartier d'Al-Qadissiyah, dans l'ouest de Bagdad. Dans un communiqué, l'organisation
Reporters sans frontières (
RSF) s'est "réjouie de cette libération", soulignant par ailleurs qu'il était "nécessaire de continuer à se mobiliser pour les 14 professionnels des médias qui sont toujours retenus en otages dans le pays".
Toujours selon
RSF, le correspondant de la chaîne de télévision satellitaire Al-Hurra à Diwaniyah (180 km au sud de Bagdad), Maytham Al-Chabani, "a reçu des menaces de mort l'obligeant à mettre un terme à son travail dans cette région". Des inconnus ont également dynamité le 16 novembre le domicile de Hadi Al-Anbaki, du quotidien
Al-Sabah, au nord de Baqouba (60 km au nord de Bagdad), "bien que le journaliste se soit réfugié dans la capitale irakienne depuis plus d'un an après avoir reçu des menaces de mort".
Depuis mars 2003, 206 professionnels des médias, journalistes et techniciens, ont perdu la vie, dont 46 pendant la seule année 2007, selon
RSF. A la mi-octobre, un correspondant du
Washington Post et un journaliste free-lance, tous deux Irakiens, ont été tués par balles, à Bagdad et Kirkouk (nord). (belga)