"Versant Est" nie tout paiement chez le fils de Van Cau

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Par: rédaction
25/04/09 - 19h42

Les dirigeants de la société de logements sociaux "Versant Est" ont nié samedi avoir versé quelque montant que ce soit en paiement de travaux effectués chez Philippe Van Cauwenberghe et découverts dans les pièces comptables de l'entrepreneur Vandezande. Selon eux, tous les contrôles mis en place rendent ce type de paiement impossible. L'enquête relative à ces travaux avait donné lieu à des perquisitions chez le fils de Jean-Claude Van Cauwenberghe et chez l'entrepreneur de Gilly.

La saisie de documents avait amené les enquêteurs à constater que des factures d'installation de chauffage central et de menuiserie, établies par des sous-traitants de l'entrepreneur Vandezande, portaient l'intitulé "Pour Versant Est", alors que ces travaux avaient été effectués en 2003 au domicile privé de Philippe Van Cauwenberghe.

Ces derniers jours, le président du conseil d'administration et le directeur gérant de "Versant Est", ainsi que l'ancien président de la société, ont été entendus par les enquêteurs et un conseil d'administration extraordinaire s'est tenu samedi.

Dans les explications qu'ils ont fournies, les responsables de "Versant Est" indiquent qu'il y a bien eu, en 2001, un chantier de construction d'habitations sociales confié à Vandezande, parce qu'il était le plus bas soumissionnaire, à hauteur de 800.000 euros. Ce chantier a duré trois ans.

Parallèlement, le même entrepreneur a effectué chez Philippe Van Cauwenberghe des travaux confiés à deux sous-traitants qui travaillaient également pour lui sur le chantier de logements sociaux. Il s'agissait d'un chauffagiste de Gilly et d'une société de menuiserie de Gembloux.

Ces deux sociétés ont, selon ce qu'ont découvert les enquêteurs, facturé leurs travaux chez Philippe Van Cauwenberghe à Vandezande en mentionnant qu'il s'agissait du chantier "Versant Est".

Mais pour les responsables de la société de logements, cela n'a en rien affecté le coût de leur chantier. Des états d'avancement réguliers ont lieu, avec contrôle scrupuleux des métrés, avant paiement des différentes tranches, expliquent le président du conseil et le directeur gérant.

Les montants prévus par la soumission ont été respectés. Bien plus, ajoutent-ils, ils ont constaté des retards de chantier, ce qui les a conduits à infliger à Vandezande près de 10.000 euros d'amendes. Finalement, ils disent avoir rompu anticipativement le contrat qui les liait à Vandezande en raison de ces retards, et les cinq dernières maisons du chantier ont été confiées à un autre entrepreneur.

Les deux responsables de "Versant Est" indiquent ainsi que, si factures falsifiées il y a eu, leur société n'en a en rien été pénalisée, et ils n'ont rien payé de ces travaux privés.

Selon eux, le seul intérêt qu'il pouvait y avoir à porter la mention "Versant Est" sur les factures litigieuses des sous-traitants bénéficierait à la firme Vandezande: elle aurait ainsi gonflé artificiellement ses charges, les imputant au chantier des logements sociaux et réduisant d'autant ses bénéfices.

Le conseil d'administration de "Versant Est" a décidé de se constituer partie civile contre X, afin d'avoir accès au dossier et de faire valoir le préjudice moral qu'elle a subi en raison de cette atteinte à son image, ont encore indiqué le président du conseil et le directeur gérant. (belga/chds)

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