La police fédérale veut enregistrer plus souvent par vidéo les dépositions de suspects, de témoins ou de victimes, rapporte le Nieuwsblad op Zondag. Coût de l'opération: 150.000 euros par pièce d'interrogatoire, spécialement aménagée à cet effet.
Tant la police que la justice semblent convaincues des avantages de l'enregistrement vidéo, si l'on en croit les résultats d'une journée d'étude qui a eut lieu cette semaine à Louvain.
Les suspects interrogés ne peuvent plus se retrancher derrière des "aveux forcés" ou de "mauvais traitements pendant l'interrogatoire". La situation est donc plus claire.
L'enregistrement de vidéos permet également le recours à des experts externes, comme des psychologues qui peuvent aider à interpréter le comportement de la personne qui est interrogée. Les pièces qui sont en cours d'aménagement dans chaque arrondissement seront en outre toutes équipées d'une régie, ce qui permettra à des experts d'assister en direct à une audition et d'intervenir en cas de besoin.
Le cas récent de Kim De Gelder semble démontrer l'efficacité du système. L'interrogatoire de l'auteur de la tuerie de Termonde a été enregistré par vidéo et suivi en direct par des experts du comportement de la police fédérale, ce qui a permis d'obtenir des aveux relativement rapides de la part du jeune homme.
Des centaines d'agents sont déjà formés à cette technique d'interrogatoire. (belga/vs)


