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Le PS revendique l'enseignement

Le PS veut poursuivre les efforts entamés par le gouvernement de la Communauté française pendant cette législature en faveur de l'enseignement. C'est pourquoi, s'il participe aux prochaines négociations pour la formation du prochain exécutif, il revendiquera l'enseignement, a averti lundi le président du parti, Elio Di Rupo.

Cet avertissement faisait visiblement écho aux propos tenus récemment par la présidente du cdH Joëlle Milquet, qui revendiquait cette compétence pour son parti au sein du futur gouvernement d'après élections.

Evoquant, au siège du parti, les priorités PS en matière d'enseignement en compagnie du ministre de l'Enseignement obligatoire Christian Dupont, le président a aussi regretté l'attitude de certains pouvoirs organisateurs à propos du décret "Mixité" et des efforts déployés pour dégonfler la bulle des inscriptions multiples.

Les clivages philosophiques entraînent de grandes difficultés, certains pouvoirs organisateurs ou piliers s'accaparant le financement public et les utilisent comme si cela ne regardait qu'eux, a dit M. Di Rupo.

Ainsi, certains d'entre eux ont refusé de communiquer leurs listes d'inscriptions, a-t-il déploré, souhaitant que le prochain gouvernement puisse créer un lieu où, dès que l'intérêt général est en jeu, tous les acteurs de l'enseignement se retrouvent pour piloter ensemble les politiques menées.

Toujours à propos du décret Mixité, il a appelé la ministre de la Santé Catherine Fonck à assumer les conséquences des décisions qu'elle a prises avec les autres ministres de la Communauté. Elle avait critiqué le décret dimanche, lors du congrès électoral du cdH.

M. Di Rupo a confirmé que le PS voulait réécrire le décret en repartant "d'une page blanche", après la longue polémique qui l'a entouré. "S'il y avait une méthode claire, on le saurait. On a fait comme on a pu", a-t-il expliqué à ce propos.

Par ailleurs, il estime que le modèle de l'enseignement officiel où le ministre joue finalement le rôle de pouvoir organisateur devra être revu: la distance est trop longue entre les deux pouvoirs. Et là ou c'est possible, au nom de la cohérence, il faudrait confier par exemple la compétence de l'enseignement fondamental aux communes ou celle du technique aux provinces, a-t-il dit.

Après les innombrables mesures prises depuis 5 ans par le gouvernement dans le cadre de son Contrat pour l'école pour améliorer le niveau de tous les élèves, MM. Dupont et Di Rupo veulent poursuivre ces efforts au cours de la prochaine législature.

A leurs yeux, cela se fera grâce aux évaluations externes mises en place en primaire et secondaire, à l'exploitation des résultats de ces évaluations pour intensifier les plans de rattrapage, au renforcement de l'autonomie mais aussi de la formation des chefs d'établissement, à la poursuite du financement différencié au profit des écoles défavorisées, à l'utilisation rationnelle du milliard d'euros prévus dans le cadre du partenariat public-privé pour la rénovation des bâtiments scolaires et à un enseignement qualifiant qui doit devenir une filière gagnante.

Le président du PS a exprimé son soutien à la suppression d'un numerus clausus qui installe le malaise et une compétitivité malsaine entre étudiants en médecine. Un système inadapté à l'heure du décalage entre le nombre de médecins bénéficiant d'un numéro Inami et ceux qui exercent de manière régulière.

Pour l'enseignement supérieur, le ministre et le président souhaitent encore supprimer le minerval pour les boursiers, doubler le nombre d'étudiants partant en Erasmus ou encore poursuivre les synergies entre Hautes écoles et universités. (belga)
27/04/09 16h24
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