Le bourgmestre de Schaerbeek, Bernard Clerfayt (MR), également secrétaire d'Etat adjoint au ministre des Finances, en charge de la lutte contre la fraude fiscale et de la fiscalité environnementale, propose de scinder les revenus cadastraux à Bruxelles afin de taxer les biens immobiliers suivant leur localisation ("land value tax"), explique-t-il jeudi dans L'Echo.
Old school
Le revenu cadastral, qui sert de base à l'estimation du précompte immobilier, n'a plus été révisé depuis la fin des années septante. Selon M. Clerfayt, l'évolution des revenus cadastraux ne tient pas compte de la réalité du marché. "Les distorsions sont énormes."
Le bourgmestre schaerbeekois souhaite, pour la Région de Bruxelles-Capitale, scinder le revenu cadastral actuel en deux parties: un RC "terrain" et un RC "bâtiment". A taxation immobilière inchangée, M. Clerfayt veut donc que l'on taxe davantage le sol et moins la brique. Mais il n'est pas question d'augmenter la fiscalité immobilière, ajoute-t-il.
Favoriser le logement plutôt que l'économie
Il faut aussi, dit-il, favoriser la fonction "logement" au détriment de la fonction "économique", ajoutant qu'il y a trop de bureaux à Bruxelles. "Le calcul des RC doit prendre cette distinction en considération."
M. Clerfayt est d'avis que cette taxation selon la localisation est plus juste et de surcroît incitative: "En réduisant la fiscalité sur les mètres carrés, on donne un moteur au secteur de la construction." Et de rappeler que la population bruxelloise augmentera de 170.000 personnes d'ici 2020, ce qui entraînera une aggravation de la crise du logement. (belga/acx)


