Crise et libéralisme au centre des discours du 1er mai à Charleroi

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Par: rédaction
1/05/09 - 13h53

La crise économique et financière qui a été au centre des discours du 1er mai à Charleroi, se doublant d'une critique virulente de la politique de la droite, dans chacun des discours prononcés dans le grand auditorium de l'Université du Travail, comble pour la circonstance, mais en l'absence remarquée de Jean-Claude Van Cauwenberghe.

Christian Dupont, troisième sur cette même liste et ministre sortant de l'Enseignement, a souligné l'injustice et l'absurdité des valeurs prônées par la droite, cette même droite "qui a maudit l'Etat avant de venir demander son aide". Christian Dupont a rappelé le bilan de son département, comme le refinancement de l'enseignement, les dispositions prises ou en voie d'être concrétisées en matière de violence dans les écoles ou de rénovation des bâtiments.

Il également évoqué le décret mixité qu'il avait mis en place et "qui a été attaqué avec mauvaise foi, avec rage, ce qui prouve qu'il y a encore biens des raisons d'être socialiste". Christian Dupont a aussi ironisé en évoquant ceux qui "font le grand écart pour être de gauche sans effrayer les bobos".

Pour lui, l'enjeu de demain, est celui d'une vraie formation préalable à l'emploi. Il a estimé qu'au lendemain des élections, toute les coalitions sont envisageables, en exhortant les militants à "expliquer, expliquer encore en disant l'incurie des banques et la duplicité des spéculateurs", alors que le PS, lui, "parle d'égalité".

Quatrième candidat sur la liste européenne, Patrick Moriau a dépeint le monde économique écartant le clivage gauche-droite au profit du clivage archaïsme-modernisme : tout à l'argent, diabolisation de l'Etat et de l'autorité publique, remises en cause répétées des concertations syndicales et des systèmes sociaux..

Il a insisté sur la nécessité de renforcer la gauche à l'Europe, pour que se constitue un grand groupe socialiste "et non pas une multitude de partis de gauche évoluant au gré des intérêts propres et personnels".

Tête de liste à la Région, Paul Magnette a égratigné le 1er mai des libéraux, "réunis dans un gros village du Brabant wallon, en costume-cravate avec boutons de manchette, Chastel se pressant pour être sur la photo aux côtés de Reynders".

Il a évoqué le problème de l'emploi, entre "ceux qui souffrent de ne pas en avoir et ceux qui craignent de le perdre. Au-delà des acquis du plan Marshall, Paul Magnette a souligné la "force morale, immatérielle que représentent les Wallons", avant d'appeler à un "socialisme de résistance face aux hommes d'argent".

Evoquant la crise financière et les banquiers, il a évoqué ceux qui "ne s'excusent pas, ne réparent pas, redeviennent arrogants et veulent faire payer par les autres les erreurs qu'ils ont commises". Le leader régional a encore parlé d'une "politique de droite indécente, immorale" alors que "nous, notre seul parachute doré, c'est la sécu".

"On ne touchera pas à l'indexations des salaires, au budget de la santé", a-t-il lancé, avant de réclamer un renforcement de la solidarité, et un retour à l'équilibre budgétaire. "Il ne s'agit pas de léguer des dettes et un déficit à nos enfants et petits-enfants. Il faut revenir à cet équilibre par la justice fiscale", a-t-il dit. (belga/dl)

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