Action d'Amnesty à Bruxelles contre le viol des femmes en RDC

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Par: rédaction
25/11/07 - 16h54

Amnesty International a mené dimanche à partir de 11h00 sur la place de la Monnaie à Bruxelles une action contre le viol des femmes de tous âges à l'Est de la République Démocratique du Congo (RDC). Selon l'association, les viols commis par des groupes armés sont utilisés comme une arme de guerre. Les passants étaient invités à signer une pétition.

Amnesty International estime qu'il est nécessaire de coordonner tant au niveau national que sur le plan international les efforts afin d'améliorer la sécurité à l'Est du pays, notamment en renforçant la présence de la force de maintien de paix des Nations Unies dans cette région afin de protéger les femmes dans les zones où elles sont les plus vulnérables. Amnesty demande par ailleurs au gouvernement de la RDC de prendre ses responsabilités afin de prévenir, punir et éradiquer la violence sexuelle.

Terroriser et humilier
Amnesty International a été informé récemment de la recrudescence des viols de femmes par les forces de sécurité du gouvernement et les groupes armés. Ces viols sont dans certains cas encouragés par des commandants militaires. Les groupes armés cherchent à terroriser et humilier la communauté, dénonce Amnesty. Le viol sert également de moyen de représailles et est commis sur des personnes de la même communauté que celles des auteurs. Certains viols sont commis sur des jeunes filles, des personnes âgées, des hommes de manière collective et en public.

"Il faut reconstruire prioritairement le système de santé, la justice et l'éducation. Il faudrait un plan Marshall pour la RDC. Les autorités doivent s'attaquer à la question de l'impunité. Le viol, commis par les groupes armés, a tendance à s'inscrire progressivement dans les moeurs. Il faut travailler sur la promotion du droit de la femme et mettre en place un système de soin pour ces femmes victimes de viols et qui sont rejetées de leur communauté. Ce travail de promotion dérange et les associations locales sont menacées", a expliqué le directeur francophone d'Amnesty International Belgique, Philippe Hensmans.

Un devoir
Pour lui, la Belgique a un devoir de venir en aide aux femmes victimes de viols. 'La Belgique est parfois le seul pays à dénoncer ce qui se passe en RDC mais il faut qu'elle intensifie son travail et parvienne à influencer les pays voisins. Il n'y a pas de pression sur le plan international' estime Philippe Hensmans. La sénatrice Anne-Marie Lizin a annoncé que la commission des relations extérieures du Sénat dont elle est membre, a envoyé un courrier dans le cadre de la présidence portugaise de l'Union européenne au ministre des affaires étrangères portugais, Luis Mado, en lui demandant de créer d'urgence une commission d'enquête qui serait chargée de se pencher sur la question des viols de femmes dans l'Est de la RDC en prévision du prochain sommet européen.

L'ancienne présidente du Sénat belge demande que cette commission s'inspire de la Commission Warburton, à laquelle elle avait participé et qui était mandatée par le Conseil européen pour enquêter sur les viols de femmes en ex-Yougoslavie.

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