Séquestré par ses employés, il promet de payer

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Par: rédaction
26/11/07 - 15h04

David Bénard, ce ressortissant français séquestré par son personnel à Herchies (Jurbise) le 7 novembre dernier, a promis lundi, devant le tribunal du commerce de Mons, de verser sous quinzaine le salaire de ses 25 employés au prorata de leurs prestations du mois d'octobre.

M. Bénard a fait cette déclaration alors qu'il était entendu dans le cadre de la procédure de mise en faillite du garage Jodie, à Herchies, là où il avait été séquestré pour non-paiement de salaires. M. Bénard, qui avait installé un bureau sur les lieux, n'a toutefois aucun rapport légal avec ce garage, dont il n'est que candidat repreneur. Il assistait à l'audience en tant que compagnon de l'actuelle co-gérante, Michèle Pislor, rencontrée au cours des négociations de reprise.

Interrogé par la juge chargée d'examiner la viabilité financière de cette ancienne concession Mitsubishi en difficultés financières, David Bénard a réaffirmé qu'il attendait l'arrivée d'une commission de 980.000 euros pour racheter la société. À l'en croire, la somme devrait lui parvenir sous quinzaine. Il s'est par ailleurs engagé à produire le 10 décembre, lors de la prochaine audience devant le tribunal de commerce, la preuve qu'il a débloqué 26.500 euros pour régler l'arriéré de salaire de ses employés. Il refuse toutefois de les réembaucher, estimant que la "confiance est rompue".

David Bénard avait engagé début octobre 25 travailleurs, via une annonce du Forem, afin de mettre sur pied une société d'import-export de pièces détachées pour voitures. Certains d'entre-eux ont abandonné un emploi stable pour le suivre, alléchés par le projet et par le salaire promis. Un salaire dont le retard a entraîné une brève séquestration du patron, le 7 novembre. "J'ai voulu aller trop vite", a plaidé lundi David Bénard devant le tribunal du commerce. "C'était une bêtise de ma part. J'ai anticipé la réception de ma commission. La situation devait être régularisée il y a plusieurs mois, mais elle a connu plusieurs retards", a-t-il précisé.

Déjà condamné en France pour escroquerie, en 2002, l'homme est suspecté de mythomanie par l'auditorat du travail. Le dossier fait l'objet d'une information judiciaire au parquet de Mons (belga)

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